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Les constructeurs français font toujours la course en tête dans les flottes d'entreprise

(Paris, le 20 mai 2016)

Les flottes d’entreprise représentent un marché colossal pour les constructeurs. En 2015, quelque 1,269 million de véhicules ont été immatriculés sur ce marché sur un total (entreprises et particuliers) de 2,295 millions d'immatriculations. Soit plus d’un véhicule sur deux (55,3 %) vendus aux entreprises sur l’ensemble de l’année dernière.

Les flottes d’entreprise représentent aussi un marché très disputé, au sein duquel les constructeurs redoublent d’efforts pour se distinguer. Il faut dire que les responsables de parc ont une connaissance de plus en plus affinée du marché automobile, et maîtrisent de mieux en mieux les notions de coût d’usage. Ils sont aussi de plus en plus exigeants, recherchant des véhicules fiables, économiques et bien équipés, pour satisfaire aux besoins des conducteurs parcourant parfois de longues distances (le kilométrage moyen en entreprise ressort à 30 000 par an).

Pour connaître les marques plébiscitées par les gestionnaires de parc, l’Observatoire du véhicule d’entreprise a donc analysé les statistiques des immatriculations sur le segment des véhicules particuliers et utilitaires de moins de 3,5 tonnes.

 

Part de marché des constructeurs dans les immatriculations « entreprise »

(VP+VU, de janvier à avril 2016)

 

Au palmarès des marques préférées des entreprises, les groupes français restent aux avant-postes. A la première place, PSA représente à lui seul 33 % du marché sur les quatre premiers mois de l’année. En tête des ventes, trois modèles emblématiques : la Peugeot 308 diesel, la Peugeot 208 diesel et la Citroën Berlingo diesel. Le lion et le chevron sont suivis de près par l’alliance Renault-Nissan qui totalise 32% des immatriculations aux entreprises. Les meilleures ventes sont enregistrées par la Clio, le Kangoo, et le Trafic (tous trois en version diesel).

Historiquement implantés en France, les constructeurs nationaux ont donc une longueur d’avance sur leurs concurrents étrangers. Les marques françaises disposent en effet d’un réseau de garages et de concessions relativement dense, cultivent la notion de proximité avec leurs clients, et s’attachent à conforter le « capital confiance » acquis auprès de sa clientèle professionnelle. Au fil des années, ils ont d’ailleurs investi dans des réseaux spécifiquement dédiés aux entreprises, avec des vendeurs spécialement formés, des espaces d’exposition de véhicules utilitaires…  

Mais cette position dominante des marques françaises est fragile : les groupes PSA et Renault-Nissan représentaient à eux deux 65 % des immatriculations à fin 2015. Ils perdent donc 1 point sur les quatre premiers mois de l’année 2016 (à 64 % des immatriculations). Il est vrai que la concurrence s’est, elle aussi, organisée pour répondre à la demande des entreprises. Même les marques plus confidentielles sur le marché français affichent désormais leurs ambitions sur ce segment.

Au final, outre les constructeurs français, le groupe VAG occupe la troisième place du classement avec 10% des immatriculations aux entreprises. Ses trois meilleures ventes sont la Golf, la Passat et le Touran (motorisations diesel).

BWM, Fiat, Ford et Mercedes font jeu égal à 4% des immatriculations chacun.

 

Top 3 des véhicules les plus immatriculés au sein des groupes PSA, Renault-Nissan et VAG

(VP + VU, au 1er trimestre 2016)

 

 

L'OVE dévoile les attentes des gestionnaires de parcs européens

(Paris, le 11 mai 2016)

Que faut-il retenir de la dernière édition du Baromètre des Flottes réalisé par l’OVE en partenariat avec l’institut CSA ? Cette étude conduite en Europe auprès de 2369 entreprises, dont la flotte inclut au moins 10 véhicules, permet de tirer plusieurs enseignements sur les priorités des gestionnaires de parcs, français et européens, sur des thèmes aussi divers que le mix énergétique, l’évolution des mises à la route ou l’utilisation des nouveaux outils de mobilité. 

• Premier enseignement : les gestionnaires de parcs français sont moins confiants que les Européens sur la croissance de leur activité et donc de leurs parcs.

Certes, les sociétés françaises, sont plus nombreuses à penser que la taille de leurs parcs va croître (29%) que baisser (16%) dans les prochaines années. Mais à l’échelle européenne, l’optimisme est nettement plus fort : 30% des entreprises européennes  tablent ainsi sur une hausse de leur parc contre 9% qui tablent sur l’inverse.

• Deuxième enseignement : les gestionnaires de parcs pensent que le mix énergétique va évoluer dans les cinq ans à venir, au détriment du diesel et au profit des énergies alternatives.

Les entreprises françaises anticipent une baisse de 12 points de la part du diesel au sein de leurs flottes de VP, passant de 96% à 84%. Mais, plus l’entreprise compte d’employés, plus la baisse anticipée est importante. Les entreprises de plus de 1 000 salariés anticipent ainsi une baisse de 17 points de la part du diesel au sein de leurs flottes. La France est, avec la Belgique, le pays dans lequel le diesel devrait connaître au cours des prochaines années le plus fort recul, tant dans les parcs de taille moyenne que dans les grandes flottes.

Le recours aux motorisations alternatives constitue une piste sérieuse pour les entreprises françaises, qui ont parmi leurs principaux objectifs la réduction de leur consommation de carburant : 36% d’entre elles ont déjà intégré – et 56% prévoient de le faire – au moins une de ces motorisations dans leur flotte (électrique, hydrogène, hybride, hybride rechargeable, ou GPL/GNV). Sur l’ensemble des motorisations alternatives, les entreprises françaises se classent ainsi au quatrième rang européen en termes d’utilisation, derrière les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suisse. L’hybride et l’électrique sont les motorisations alternatives les plus employées, avec respectivement 47% et 38% des entreprises françaises qui les ont déjà incorporées – ou prévoient de le faire – au sein de leurs flottes.

• Troisième enseignement : la France doit rattraper son retard en matière de télématique par rapport aux autres pays européens.

Selon le baromètre OVE-CSA, 23% des entreprises françaises seulement, contre 33% à l’échelle européenne, ont recours à des solutions de télématique au sein de leur parc automobile. En France, ces solutions sont utilisées en premier lieu pour réduire le coût d’utilisation des flottes (consommation de carburant,frais de maintenance, sécurité des conducteurs). En 2013, l’objectif numéro un était le traçage et la localisation du véhicule (40%).

• Quatrième enseignement : l’autopartage devrait se développer dans les entreprises.

Les gestionnaires de parcs français (43%) sont plus nombreux que la moyenne européenne (31%) à penser que l’autopartage se développera dans les prochaines années. Pourtant, cette nouvelle forme de mobilité doivent encore convaincre. Seulement 5% des salariés seraient prêts à abandonner leur véhicule de fonction pour une solution d’autopartage. Car la voiture de fonction reste avant tout considérée comme une récompense. Il apparaît clairement que le développement de l’autopartage passera par les jeunes générations, tant en France (52% des gestionnaires le pensent), qu’en Europe (42%). L’Italie (41%), le Luxembourg (37%) et le Portugal (36%) sont les pays où les gestionnaires de parcs estiment que l’autopartage va se développer. 

Voiture électrique: cap sur les 300 km d'autonomie

(Paris, le 2 mai 2016)

Les voitures électriques gagnent en autonomie. Indispensable si elles veulent sortir des déplacements urbains dans lesquels, clients et constructeurs les ont aujourd'hui confinées.

BMW i va proposer dès cet été une version plus performante de sa i3. Grâce aux progrès réalisés dans le domaine des batteries, la citadine électrique va voir son autonomie passer de 190 à 300 km (selon le cycle NEDC), et même à 400 km avec le concours du range extender (Rex). La batterie de 33 kWh voit son rendement augmenter de près de 50 %. Ce qui garantit, en conditions réelles d’utilisation, une autonomie d’environ 200 km et même de 330 km avec le prolongateur d’autonomie. Avec cette nouvelle autonomie, BMW espère améliorer des résultats commerciaux jusqu'ici décevants, surtout en comparaison de la ZOE ou de la Leaf.

La concurrence suit la même tendance. La Chevrolet Volt, qu’Opel déclinera l’an prochain en e-Ampera (et que l’on verra au Mondial de l’Automobile), revendique 300 km d’autonomie. C’est aussi ce que proposeront Renault et Nissan en 2017, quand ils feront évoluer la ZOE et la Leaf. Ce sera en vérité la norme, aussi bien pour PSA que pour un Ford et pour tout autre constructeur généraliste d’ici 2020, en raison des progrès des batteries.

Bien sûr, certains annoncent 500 km pour rivaliser avec Tesla. On sait qu’Audi, Mercedes et Porsche travaillent sur des super cars électriques à long rayon d’action. Mais, ce seront des modèles exclusifs, alors que la production « mainstream » va autoriser progressivement la voiture électrique à sortir du milieu urbain où elle était confinée. Avec 300 km de rayon d’action et des bornes de plus en plus répandues, la mobilité électrique va probablement gagner en visibilité.

 

L'Allemagne décrète un plan de soutien à l'électrique

 

 

(Paris, le 27 avril 2016)

Comment doper les ventes de voitures électriques et hydrides rechargeables ? La question a longtemps agité les milieux politiques outre-Rhin, mais le gouvernement allemand vient de trancher. Le ministre des Finances, Wölfgang Schäuble, vient de valider un ensemble de mesures de soutien à l’industrie automobile électrique : dès le mois de mai, une prime de 4000 euros sera versée pour l’achat d’un véhicule électrique et de 3000 euros pour celui d’un hybride rechargeable. Seuls les véhicules dont le prix d'achat est inférieur à 60 000 € sont concernés par ce programme.

Objectif de ce coup de pouce ? Faire rouler sur les routes allemandes un million de véhicules électriques en Allemagne en 2020, contre 50 000 à peine aujourd’hui. Un grand plan national pour faire décoller le véhicule électrique est en cours outre-Rhin, avec notamment 15 000 points de charge installés sur l’ensemble du territoire.

Berlin, qui va débourser un milliard d’euros dans cette opération, entend mettre les constructeurs automobiles à contribution en leur faisant financer la moitié du programme. Les constructeurs allemands estiment pour leur part avoir « fait le job » en faveur de l’électrique : pas moins de 29 modèles hybrides rechargeables ou tout électrique sont actuellement disponibles sur le marché. Mais les conséquences du scandale Volkswagen, avec la baisse des ventes de véhicules, devraient les inciter à mettre de l’eau dans leur vin. 

D’autant que les perspectives de l’électrique et de l’hybride ne sont pas négligeables en Allemagne. Près de 7 Allemands sur 10 se disent en effet prêts à sauter le pas si un soutien financier les y incite. En France, où les aides à l'acquisition peuvent atteindre 10 000 € avec la prime à la conversion, quelque 22 000 véhicules électriques ont été immatriculés en 2015 (ménages et entreprises). En Norvège, les incitations au passage à l'électrique (exonération de TVA, réseau de bornes de recharge...) ont eu un fort impact sur les ventes, puisque 3% du parc automobile (79 000 véhicules sur un total de 2,64 millions) était électrique à la fin de l’année dernière. 

 

 

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