A la Une

Baromètre Energies : le diesel regagne du terrain au 2ème trimestre 2016

(Paris, le 8 juillet 2016)

Quels sont les choix opérés par les gestionnaires de flotte en matière d’énergies ?

Pour répondre à cette question, l’Observatoire du véhicule d’entreprise réalise chaque trimestre une analyse des immatriculations des véhicules particuliers sous l’angle de la répartition par énergies.

Ce qu’il faut retenir au 2ème trimestre 2016 :

  • Au 1er trimestre 2016, la part des immatriculations de véhicules particuliers essence en entreprises avait bondi à 18,1%. Au 2ème trimestre, cette part est en retrait de 0,7 point à 17,4 %.
  • La surprise vient du diesel qui regagne du terrain au 2ème trimestre pour atteindre 78,5 %. Cette hausse de 1,4 point s’inscrit après une baisse de 3,5 points au premier trimestre (pour atteindre 77,1%).
  • L’hybride s’incline pour le deuxième trimestre consécutif : cette énergie perd 1,2 point et représente maintenant 3,1 % des immatriculations VP. Un niveau pratiquement semblable à celui atteint à la fin de l’année 2014 (2,9 %).
  • L’électrique gagne quant à lui 0,05 point de part de marché au deuxième trimestre, à 0,97%. L’électrique passera-t-il le seuil de 1% au prochain trimestre ?

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Les immatriculations d'hybrides s’effondrent au 1er semestre en entreprise

(Paris, le 7 juillet 2016)

L’effondrement des immatriculations hybrides (VP+VU) est spectaculaire au 1er semestre 2016 sur le marché des entreprises. Celles-ci affichent en effet un recul de 8,1 % par rapport à la même période de 2015.

Avec 7 645 immatriculations, les hybrides représentent 1,87 % du marché au premier semestre, contre 2,53 % à la fin de l’année 2015.

Si les hybrides rechargeables restent en progression de 128,5 % sur les six premiers mois de 2016 (avec 1 739 immatriculations), les hybrides non rechargeables accusent quant à elles une baisse de 21,8 % (5 906 immatriculations).

La hausse des hybrides rechargeables peut sembler importante, mais elle est en fait relative dans la mesure où le rythme de progression était de 306,5 % à la fin de l’année 2015 !

Comment expliquer une telle baisse ?

La fiscalité mise en place au 1er janvier 2016 est moins favorable à l’hybride, puisque le bonus accordé aux modèles non rechargeables s'inscrit désormais à 750 € (contre un maximum de 2 000 € auparavant) et celui accordé aux modèles rechargeables chute à 1 000 € (contre 4 000 € auparavant). A noter que les hybrides diesels sont désormais exclus de toute aide de l’Etat.

Les chiffres sur le mix essence/diesel dans les immatriculations des entreprises sont d'ailleurs éloquents. Alors que le diesel représentait 44,05 % des immatriculations hybrides au premier semestre 2015, sa part s’est réduite à 20,95 % au premier semestre 2016 ! Dans le détail, il s'est immatriculé sur la période 6040 hybrides essence contre seulement 1600 hybrides diesel. Les statistiques des prochains mois confirmeront (ou non) cette tendance.

 

 

Hausse des carburants : une mauvaise nouvelle pour les entreprises

(Paris, le 8 juillet 2016)

Rappelez-vous : après avoir culminé à plus de 110 $ début 2014, le baril de brent avait durablement décroché pour passer, début 2016, sous la barre des 30 dollars. Conséquence de cette glissade : la chute des prix des carburants à la pompe, avec à la clef des économies pour les entreprises. Mais cette période de grâce semble sur le point de s’éloigner, puisque le pétrole est reparti à la hausse depuis le mois de janvier, pour atteindre 50 $ au 1er juillet dernier.

Les conséquences ne se sont pas fait attendre dans les stations-services, avec une hausse du gazole de 13,89 % entre les mois de février et juin 2016, et de 9,09 % du SP 95, sur la même période (*).

Pour les entreprises, à qui la baisse des prix des carburants avait offert une salutaire bouffée d’oxygène, cette hausse se présente comme une nouvelle contrainte, dans un contexte de dégradation du climat des affaires en France au mois de juin 2016. Le poste carburant pèsera, en effet, plus lourd sur le coût de la flotte, et donc sur les charges de l’entreprise.

 « Les variations du prix des carburants sont difficiles à anticiper, regrette Catherine Berthier, responsable des services généraux chez Alfa Laval France. La récente hausse est vraiment subie par les entreprises. De plus, les véhicules électriques et hybrides ne représentent pas encore une véritable alternative dans les flottes, ne serait-ce qu’en matière de coût d’usage ».

Les chefs d’entreprise croisent donc les doigts pour que, contrairement à ce que prévoient les économistes, la remontée du pétrole ne se poursuive pas trop dans les prochains mois.

(*) Progression calculée sur la base des prix moyens mensuels TTC publiés par le Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et de la Mer.

Les vélos s'invitent dans les entreprises

(Paris, le 23 juin 2016)

Assiste-on à l’avènement du vélo-partage en entreprise à grande échelle?

Une étape a en tout cas été franchie lors du récent Salon des Transports publics, qui se tenait les 14,15 et 16 juin derniers à la porte de Versailles à Paris. Un partenariat entre trois acteurs importants de la mobilité (Public LLD, filiale d’Arval ; Cyclez, spécialiste du vélo-partage et Signature Group) a en effet été signé pour la mise en place d’un système de vélo-partage. Cet accord a vocation à s’appliquer à terme à toutes les filiales d’Arval, dans le cadre d’une offre dite de « mobilité partagée », couplant auto et vélo-partage.

A l’heure où certaines villes veulent restreindre l’accès des automobiles, les offres en vélo-partage ou en LLD peuvent devenir des offres crédibles de déplacements, notamment pour les trajets domicile-travail.

Comme le rappelle à l’Observatoire du véhicule d’entreprise, Charles Poretz, président de Cyclez, « chaque entreprise peut décider des utilisations auxquelles sont destinés les vélos ». Dans les faits, ces derniers sont majoritairement utilisés par les collaborateurs sur des trajets domicile-travail et pour des déplacements inter/intra-sites.

Cependant, comme l’atteste une enquête menée en février dernier par un autre acteur du vélo-partage, Colibree, les collaborateurs ont tendance à diversifier leurs usages. Réalisée auprès des 686 salariés bénéficiant de sa solution de vélo-partage, cette étude indique que de plus en plus de collaborateurs pédalent également lors de leur pause déjeuner ou dans le cadre de leurs déplacements professionnels. Plus de 55 % des personnes interrogées se disaient favorables à une utilisation du vélo pour les trajets gare-lieu de travail.

Plusieurs acteurs se partagent ce marché de niche : Green On, créé en 2009 et soutenu par le groupe Mobivia (Vinci) ; Cyclez, lancé en 2013 ou encore Cyclable Entreprises, né en 2010 et orienté sur une offre de location longue durée de vélos pour les entreprises.

A la différence des services en libre-service type Vélib, ces acteurs de la mobilité proposent des dispositifs complets de gestion de flottes, allant de l’installation des vélos sur les sites, à l’entretien du parc en passant par l’assistance.

En l’espace de quelques années, ils ont réussi à convaincre de grands groupes tels que la SNCF, Bouygues Immobilier, Thales, la Poste ou encore Airbus. Les collectivités territoriales sont également attentives à ces solutions de vélo-partage pour leurs collaborateurs.

Dernier arrivant sur le marché, Colibree, crée en 2014, se limite pour l’instant à la région parisienne. Il compte à son actif une dizaine d’entreprises clientes , pour un total de 12 sites. Selon son président, François Rabasse, met avant tout l’accent sur la « qualité du suivi client », avec une seule offre de VAE (vélo à assistance électrique). Colibree compte prochainement s’étendre hors de l’Ile de France, notamment à Rennes, Strasbourg ou encore Bordeaux.

Le vélo-partage en entreprise peut permettre, selon Charles Poretz de Cyclez, un « changement d’habitude des collaborateurs », à condition toutefois d’une vraie volonté de la part des dirigeants. A ce titre l’obligation pour les entreprises ayant plus de 100 personnes employées sur un même site de déployer un plan mobilité d’ici à 2020, pourrait accélérer le mouvement.

 

Bon à savoir

Plusieurs dispositions fiscales

Le vélo en entreprise a fait son apparition dans les textes officiels, le 17 août 2015, dans le cadre de la Loi sur la transition énergétique. Celle-ci prévoit deux mesures incitant au déploiement des bicyclettes en entreprise :

• pour les employeurs, une réduction fiscale sur l’impôt sur les sociétés pouvant s’élever jusqu’à 25% du coût d’achat des vélos. Cette réduction est réservée à l’achat et non à la location de vélos, a précisé l’administration le 16 juin 2016 dans une réponse à une question écrite de la sénatrice socialiste des Landes, Danielle Michel.

• pour les salariés, une indemnité kilométrique fixée à 0,25 € par kilomètre parcouru entre leur domicile et leur lieu de travail.

 

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