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Pneu hiver : quand les automobilistes se cherchent des excuses

(Paris, le 1er décembre 2016)

Alors que le grand froid s’installe sur la France, les manufacturiers, garages et réseaux spécialisés dans le pneumatique ont anticipé l’arrivée de l’hiver, en lançant il y a plusieurs semaines leurs campagnes promotionnelles en faveur du pneu hiver. Si les qualités de ce dernier sont reconnues, il ne représente pourtant qu’une part restreinte du marché global : sur les 25 millions de pneumatiques vendus chaque année en France, seulement 20 % d’entre eux sont des pneus hiver. Comment comprendre un tel chiffre ? Passons en revue quelques idées reçues sur le sujet…

- « Il ne neige pas dans ma région, je n’ai pas besoin de pneus hiver ! »

L’idée que le pneu hiver ne serait vraiment utile qu’en cas de chute de neige est assez largement partagée.  Celle-ci est pourtant fausse. D’abord parce que le pneu hiver est recommandé pour les températures inférieure à 7°c, seuil en dessous duquel le pneu été perd une partie de sa qualité d’adhérence. Ensuite, parce que le pneu hiver est efficace face à tous types d’intempéries, et pas seulement la neige.

- « Le pneu hiver coûte cher »

Certes, l’acquisition de quatre pneus hiver représente un coût pour l’entreprise, mais cet investissement peut s’avérer rentable, si l’on prend en compte le gain de sécurité que ces pneus procurent à l’automobiliste (sur route humide, le pneu hiver permet de réduire la distance de freinage de manière importante). Sans parler du manque à gagner lorsque l’entreprise tourne au ralenti, parce que les véhicules des commerciaux sont immobilisés du fait d’une importante chute de neige. De plus, avec l’arrivée de nouveaux acteurs de la distribution par internet, la concurrence est exacerbée, au plus grand bénéfice des clients mieux à même de comparer les prix et les services.  Et lorsque l’on équipe un véhicule de pneus hiver, les pneus été ne s’usent pas.

- « Me faire poser des pneus hiver, c’est compliqué et cela prend du temps »

Pour faciliter la vie de leurs clients entreprise, les professionnels  de l’automobile ont développé l’offre de services. Le gestionnaire de flotte est ainsi en mesure, par exemple, de sous-traiter la gestion du poste pneumatique à son loueur longue durée, ou de faire appel directement à un réseau spécialisé.

Les acteurs majeurs proposent d’ailleurs, en complément des points d’accueil traditionnels, le montage des pneus sur le site de l’entreprise, grâce à des stations de montage mobiles. Sans oublier le stockage des pneus été, avec service de gardiennage, identification et entreposage pendant six mois. Une tranquillité d’esprit supplémentaire pour le particulier ou le gestionnaire de flotte.

Que penser des pneus « quatre saisons » ?

Les manufacturiers sont de plus en plus nombreux à proposer des pneus dits « quatre saisons ». Le principe de ces pneus est simple : être en mesure d’assurer efficacité et sécurité quelles que soient les conditions climatiques. Dans les faits, ce type de pneumatique peut se révéler un bon compromis entre les atouts d’un pneu été et ceux d’un pneu hiver. Mais il n’atteindrait pas, d’après des test réalisés par la presse spécialisée, le niveau de performances des pneus purement été ou hiver. En particulier en conditions extrêmes (route très enneigée par exemple). En un mot, ces pneus garantiraient difficilement les besoins en sécurité des entreprises dont les véhicules circulent beaucoup.

Pour aller plus loin, découvrez notre nouvel espace dédié au pneumatique :

 
 

Les employeurs vont devoir dénoncer leurs salariés en cas d'infractions

(Paris, mis à jour le 21 novembre 2016)

Les députés ont définitivement adopté, mercredi 12 octobre, le projet de loi de modernisation de la justice du XXIe siècle. L'un de ses articles (article 34) fixe de nouvelles contraintes aux employeurs en créant un nouvel article au Code de la route (article L.121-6).

A compter du 1er janvier 2017, les entreprises seront en effet dans l’obligation de désigner aux autorités l’identité des salariés responsables d’une infraction au Code la route dans le cadre de leurs déplacements professionnels.

Le nouveau texte prévoit ainsi, que « lorsqu’une infraction […] a été commise avec un véhicule dont le titulaire du certificat d’immatriculation est une personne morale ou qui est détenu par une personne morale, le représentant légal de cette personne morale doit indiquer, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou de façon dématérialisée […], dans un délai de quarante-cinq jours à compter de l’envoi ou de la remisede l’avis de contravention, à l’autorité mentionnée sur cet avis, l’identité et l’adresse de la personne physique qui conduisait ce véhicule. »

Pour les entreprises, qui rappelons-le n’étaient pas jusqu'alors légalement contraintes de désigner les salariés responsables d’infraction, cette obligation pourrait dans certains cas être complexe à mettre en œuvre. Par exemple dans le cas des véhicules de service, partagés par plusieurs collaborateurs.

Sans oublier que dorénavant, les salariés récidivistes s’exposeront au très redouté retrait de permis, synonyme de handicap pour l’activité de l’entreprise. 

 

Note: Le projet de loi de modernisation de la justice du XXIè siècle a fait, le 17 octobre, l'objet d'une saisine auprès du Conseil Constitutionnel.

Dans leur décision n° 2016-739DC du 17 novembre 2016, les Sages n'ont soulevé d'office aucune question de conformité à la Constitution sur cette disposition, qui entrera donc en vigueur selon le calendrier initial, à savoir le 1er janvier 2017. La loi a été publiée au Journal Officiel le 19 novembre 2016.

 

A lire également : Hausse de la mortalité sur les routes: dix conseils pour améliorer la sécurité en entreprise

 

Baromètre Energies 3ème trimestre 2016 : la part des immatriculations essence en recul sur le marché des entreprises

(Paris, le 12 octobre 2016)

Ce qu’il faut retenir sur le marché des entreprises :

  • Au troisième trimestre 2016, la part des immatriculations de véhicules particuliers essence poursuit sur la même tendance qu’au trimestre précédent, à savoir une lente érosion. L’essence représente en effet 17,1 % des immatriculations en entreprise au 3T2016, contre 17,4 % au 2T2016.
  • De son côté, le diesel reprend des couleurs, avec 78,8 % des immatriculations VP au 3T2016, contre 78,5 % au 2T2016.
  • Après deux trimestres consécutifs à la baisse, la part des immatriculations hybrides se stabilise à 3,1 % des immatriculations.
  • L’électrique, quant à lui, bute encore sous la barrière des 1 %, avec 0,94 % des immatriculations en entreprise.

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Le prix des carburants à la baisse au troisième trimestre 2016

(Paris, le 10 octobre 2016)

Le prix des carburants à la pompe est orienté à la baisse au troisième trimestre 2016.

Le prix moyen mensuel du gazole est ainsi passé de 1,15 € TTC au mois de juin, à 1,11 € TTC au mois de septembre 2016. Le sans-plomb 95 a quant à lui glissé de 1,35 € TTC au mois de juin, à 1,29 € TTC au mois de septembre.

Cette tendance baissière pourrait-elle se poursuivre ? Rien n’est exclu, l’avenir reste incertain.

Mais l’accord conclu fin septembre par les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), visant à limiter leur production, pourrait valider l’hypothèse d’une consolidation, voire d'une reprise à la hausse des prix à la pompe.

 

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