La navette autonome suscite des vocations en France

(Paris, le 21 février 2019)

Navya et EasyMile ne sont plus seuls sur le marché des navettes autonomes. Une nouvelle entreprise française, Milla Group, a présenté sa navette autonome collective en janvier dernier, lors du très médiatique CES de Las Vegas. Fondée et dirigée par Frédéric Mathis et Eric Gendarme, l’entreprise francilienne dépasse, avec son « Mobility POD » le stade du simple concept. Des tests grandeur nature sont prévus dans les Yvelines, à Vélizy. Ils permettront non seulement aux différents passagers de se familiariser avec la circulation autonome, mais aussi aux investisseurs internationaux d’observer de plus près sa capacité d’adaptation dans un contexte d’usage.

Sur un plan technique, le Mobility POD se présente comme un véhicule robotisé pouvant transporter jusqu’à six personnes, assises et munies de ceintures de sécurité. La navette est aussi exploitable en format « platooning », à savoir que plusieurs navettes (jusqu’à cinq) peuvent être attelées l’une derrière l’autre. De quoi augmenter le nombre de passagers transportés jusqu’à une trentaine, sans pour autant altérer le confort.

À l’intérieur, la navette comporte des hauts-parleurs ainsi que deux écrans permettant aux passagers de visualiser le trajet. Loin d’être un détail technologique, les écrans servent éventuellement à rassurer des passagers encore peu accoutumés à ce type de transports.

Cette navette autonome peut atteindre aisément les 30km/h.  À l’aide de ses nombreux capteurs externes, le Mobility Pod propose une solution technique, facilement exploitable, et particulièrement adaptée sur le plan du dernier kilomètre, rappellent ses concepteurs.  Agglomérations, centres industriels, zones touristiques, campus universitaires : les candidats à la navette autonome sont nombreux.

Même la montagne s’y met. Pendant toute la saison de ski, la station savoyarde de Val Thorens expérimente la navette « berto », développée par les autocars Bertolami, en partenariat avec Navya. Avec ses quatre roues motrices, cette navette autonome ambitionne de franchir des pentes de 20 % en montée et en descente, de se déplacer sur route enneigée et même en cas de chute de neige. Capable de transporter 16 passagers, dont 11 assises, elle desservira neuf points de la station jusqu’au mois de mai.