L'Europe veut plus d'ADAS

(Paris, le 3 mai 2019)

Très exigeante en matière de normes antipollution, la Commission Européenne veut aussi obtenir plus de résultats en matière de sécurité routière. Et pour cela elle veut toujours plus d’aides à la conduite.

Chaque  nouveau modèle qui sort propose aujourd’hui plus d’une vingtaine d’aides à la conduite (ce qu’on appelle en anglais des ADAS : advanced driving assistance systems). Ces équipements sont généralement en option, avec tout de même une base en série qui comprend généralement le freinage autonome d’urgence, l’anti angle mort et la reconnaissance optique des panneaux.

Tous ces systèmes, qui utilisent des capteurs comme des radars et des caméras, ont longtemps été réservés aux véhicules haut de gamme. Ils existent d’ailleurs depuis une bonne quinzaine d’années. Mais, la technologie a évolué et la stratégie de plateformes mise en place par les constructeurs conduit aussi à faire beaucoup plus de volumes pour amortir les coûts.

L’Europe veut que la démocratisation se fasse encore plus vite. En mai 2018, la Commission avait déjà proposé de rendre obligatoires certains systèmes, comme ceux réduisant les angles morts dangereux sur les camions et les autobus, ou encore ceux avertissant les conducteurs en cas de somnolence ou de distraction. Elle avait inscrit dans la réglementation une obligation pour le contrôle électronique de la stabilité (ESC), les systèmes avancés de freinage d'urgence et les systèmes d'alerte en cas de déviation de trajectoire sur les camions et les autobus.

À partir de 2022, la liste va encore s’allonger. Deviendront ainsi obligatoires sur les véhicules neufs : l’avertissement en cas de somnolence ou de distraction du conducteur, l’adaptation intelligente de la vitesse, l’aide au maintien de la trajectoire, l’aide au freinage d'urgence, l’aide à la marche arrière par caméra ou capteurs, ainsi qu’un enregistreur de données en cas d'accident.

Grâce à ces équipements, Bruxelles entend sauver plus de 25 000 vies et éviter au moins 140 000 blessures graves d'ici à 2038. L'objectif à long terme est d’arriver à un niveau proche de zéro d'ici à 2050.