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« Nissan vise avec l’électrique le segment C, où la plupart des clients ont deux voitures »

François Bancon, NissanInterview

 

François Bancon, responsable des projets avancés chez Nissan, en charge du marketing pour les véhicules électriques.

 

 

Pourquoi Nissan a-t-il fait le choix du véhicule électrique ?

« C’est une longue histoire. Le premier véhicule électrique de la marque remonte à 1954. Il y avait donc un savoir-faire en matière de batteries et de moteur électrique. La décision a été prise il y a 5 ans de lancer la Leaf (basée sur l’actuelle Tiida) et de se battre avec les meilleurs. Contrairement à certains qui font du véhicule électrique une niche pour les riches, nous avons choisi le segment C qui est l’un des plus concurrentiels avec des modèles comme la Golf, la Mégane ou encore la 308. Dans ce marché, près de 50 % des clients ont deux voitures. La seconde pourrait donc être une électrique. L’objectif est de proposer un véhicule compact 5 portes avec un prix équivalent au marché. Les batteries coûteront moins cher que l’équivalent de 4 ans de plein de carburant ».

Vous souhaitez lancer également un véhicule ludique pour la ville, le Land Glider. Y a-t-il un marché pour ce type d’engin ?

« Nous voulons offrir de la liberté et de l’évasion. L’électrique ne doit pas simplement être vécu comme une contrainte. Nous avons donc volontairement choisi de limiter l’autonomie pour rendre ce modèle plus accessible. La moyenne mondiale pour les déplacements est de 1,5 personne par véhicule pour un trajet de 20 km. Les 50 km d’autonomie du Land Glider s’inscrivent dans cette moyenne. De plus, ce concept offre des prestations en plus comme le fait de se pencher dans les virages et de pouvoir être assis à deux en tandem. Ce projet a nécessité 4 ans d’étude et n’a pas pour vocation de se limiter à un véhicule de salon. Il y a d’autres priorités pour le moment, mais ce véhicule ludique pourrait très bien être produit en série. En attendant, Nissan va étoffer sa gamme avec un modèle électrique d’Infiniti et une version zéro émission de notre utilitaire NV200. Nous regardons également la technologie « plug in hybrid », qui permet de rouler en électrique en ville et de bénéficier du moteur thermique sur la route ».

Le succès de la voiture électrique dépendra-t-il du nombre de prises de recharge disponibles ?

« Je pense qu’il faut relativiser le problème de la recharge. On peut toujours trouver une prise chez soi, dans un parking ou dans une entreprise. Mais, nous nous préoccupons du problème. Chez Nissan, la moitié des ressources disponibles pour le véhicule électrique s’occupe de l’infrastructure. C’est la raison pour laquelle nous passons des accords avec des Etats, des régions ou des villes. Nissan souhaite également faciliter la recharge, en particulier pour les femmes qui n’aiment guère brancher une prise sur le secteur pour faire le « plein ». Nous proposerons donc ultérieurement un kit permettant de recharger par induction le véhicule, avec un film à poser sur le sol du garage ».

> Site de Nissan

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