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« Nous allons sélectionner à partir de mi-juillet les testeurs de la Mini électrique »

Jean-Michel Cavret, BMW Group FranceInterview

 

Jean-Michel Cavret, directeur de la stratégie électro-mobilité, BMW Group France

 

 

Vous allez mettre en place un test de la Mini E à Paris et dans sa région. Comment l’opération va-t-elle se dérouler ?

« Nous aurons 50 véhicules à l’essai sur Paris et dans l’ouest parisien, 25 pour nos partenaires (EDF, Veolia) et 25 pour les particuliers. Ces derniers seront sélectionnés à l’issue d’un questionnaire en ligne sur le site de Mini, que nous ouvrirons à partir de la mi-juillet. C’est de cette façon que nous avions déjà procédé pour les tests qui ont déjà eu lieu avec la Mini E aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Le test en France va se dérouler en deux phases, de novembre 2010 à avril 2011, puis de juin à décembre 2011. Les conducteurs seront sélectionnés à partir de critères précis. Pour rouler en Mini E, il leur en coûtera 500 € par mois, plus une somme de 30 € pour bénéficier à la maison d’une Wall Box. Il s’agit d’un chargeur à domicile, totalement adapté et sécurisé et qui permet – si on opte pour du 32 ou du 50 ampères – de recharger plus vite. Notre site de Vélizy servira de base arrière pour ce test ».

Qu’attendez-vous de cette expérience ?

« Nous franchissons un cap de plus. Le groupe BMW a produit plus de 600 Mini E et dispose d’un retour d’expérience depuis 2009. Nous sommes les seuls dans ce cas. La voiture a été testée aux USA, ainsi qu’en Allemagne à Berlin et Munich. Nous entamons également des tests en Grande-Bretagne et prévoyons d’en faire en Chine et au Japon. L’intérêt est de valider certains acquis et de tester certaines solutions. Par exemple, nous testerons en France l’auto-partage en entreprise avec Veolia. A travers sa stratégie Connected Drive, BMW est aussi capable de faire de la recherche en ligne pour trouver la borne la plus proche. J’ajoute que les Mini E sont dotées d’un boîtier et que nous saurons comment elles seront utilisées. C’est ainsi que nous avons pu découvrir, par exemple, que les utilisateurs faisaient la recharge à leur domicile, deux à trois par semaine, et qu’ils parcouraient en majorité moins de 80 km par jour. L’intérêt du test à Paris vient du fait qu’il faut trois fois plus de temps qu’à Berlin pour faire la même distance. Les données seront donc capitales dans le cadre de notre stratégie ».

Quelles sont justement les évolutions à suivre ?

« Nous allons lancer en 2013 un véhicule adapté aux grands centres urbains. C’est ce qu’on appelle le « Mega City Vehicle » ou « projet i ». La Mini E a permis à BMW de tester l’électro mobilité et d’engranger des données. Nous poursuivons avec la Concept Active E, sur la base de la Série 1, qui va également prendre la route pour des tests et qui devrait arriver en France en 2012. En fait, nous préparons tout simplement le lancement de Méga City. BMW prend son temps, mais il est parti d’une feuille blanche pour développer un véritable véhicule électrique, prévu pour une utilisation urbaine, et qui sera à la fois plaisant à conduire et à regarder. Nous avons une véritable maîtrise technique sur le sujet. C’est pourquoi BMW, qui a pris la décision en 2006 de se lancer dans l’électrique, veut maintenant communiquer et mieux faire connaître son expertise ».

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