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L’OVE donne la parole aux entreprises sur les mobilités de demain et le véhicule électrique et publie son Livre Blanc

L’Observatoire du Véhicule d’Entreprise a organisé un cycle de réunions de travail autour du thème « Véhicules Electriques et Entreprises». Ce cycle réunissait entre juin 2009 et janvier 2010 une vingtaine de représentants d’entreprises de différents secteurs d’activités et de collectivités territoriales, dans le but d’échanger et de définir les conditions de l’adoption potentielle du véhicule électrique par leur structure.

Téléchargez le Livre Blanc en cliquant ici !

L'entreprise, une piste privilégiée pour le développement du marché du véhicule électrique

Dans l’approche gouvernementale, décrite notamment dans le plan national pour le développement du véhicule électrique et hybride rechargeable, les entreprises sont invitées à être le lieu d’expérimentation puis de déploiement privilégié du véhicule électrique. Ceci se justifie par plusieurs facteurs.

En termes de volumes, les véhicules d’entreprise représentent environ le tiers des immatriculations globales de véhicules particuliers et véhicules utilitaires sur le marché français, soit près de 800 000 véhicules en 2008[1] dont la moitié financée en Location Longue Durée (LLD).

Par ailleurs, l’entreprise, du fait de certains usages des véhicules (usages prédictibles, tournées, zones urbaines ou semi-urbaines) et des infrastructures dont elles disposent (stationnement avec la possibilité de déployer des bornes de recharge électrique), apparaît comme le candidat idéal à l’adoption de la voiture électrique.

Ainsi, l’engagement d’entreprises, de collectivités territoriales et de services de l’Etat de lancer les premiers appels d’offres communs pour l’acquisition de 100 000 véhicules électriques d’ici 2015 s’inscrit dans cette logique.

Conditions pour un engagement des entreprises : démontrer la viabilité économique du véhicule électrique et rassurer sur la transparence et la cohérence des informations disponibles

Les entreprises s’engagent et souhaitent aller plus loin pour limiter leur impact environnemental. Les entreprises ne sont pas des institutions philanthropiques, et s’engager dans une politique d’acquisition et de développement d’une nouvelle organisation adaptée aux véhicules électriques suppose l’existence d’un bénéfice économique réel.

Les entreprises souhaitent mettre en valeur leurs spécificités et leurs perceptions vis-à-vis du véhicule d’entreprise pour que celles-ci soient prises en compte dans la stratégie nationale du déploiement du véhicule électrique.

Les membres du groupe de travail proposent ainsi des conditions qui permettront de créer un contexte propice à leur engagement.

1. Considérer le Coût Global de détention du véhicule électrique dans les politiques fiscales d’encouragement à l’acquisition de véhicules électriques

L’acquisition d’un véhicule par une entreprise se fait sur la base du calcul du coût global de détention d’un véhicule (TCO). Il peut être défini comme l’ensemble des coûts relatifs à l’exploitation d’un véhicule par une entreprise (coût à l’achat, dépréciation, frais financiers, frais d’entretien, carburant, assurances, fiscalité, coûts de gestion du parc,…)

Quel que soit le mode de financement qui sera associé (achat ou location), ce coût doit être au plus égal à celui d’un véhicule thermique en incluant également  les coûts supplémentaires liés à la nouvelle organisation de la mobilité comme la gestion du partage des véhicules ou la modification de l’organisation des tournées. Selon les informations disponibles, le coût d’un véhicule électrique de segment A ou B ou un VUL pourrait atteindre 30 à 35 000 € (batteries incluses) les premiers mois de leur lancement sur le marché. Le bonus de 5 000 € à l’achat  proposé par l’Etat pour soutenir la demande et l’avantage tarifaire de l’énergie électrique, ne couvrent qu’une partie du surcoût du véhicule électrique par rapport à un véhicule thermique de segment identique (de l’ordre de 15 000 €) induit principalement par la batterie du véhicule dont les coûts de production ne seront pas optimisés dans les deux ou trois années à venir. L’incitation au démarrage doit être réévaluée, pendant la période 2010-2015  pour permettre aux entreprises de supporter ce surcoût.

VE et TCO
Les comparatifs de Coût de Détention Global d’un petit véhicule citadin statutaire, effectués sur les hypothèses de prix de vente connues en ce début d’année montrent un surcoût du véhicule électrique de l’ordre de 35%, bonus de 5 000 € déduit, par rapport à son équivalent diesel. Sur un véhicule utilitaire, l’écart est de l’ordre de 15%.

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[1] Chiffre n’intégrant pas la Location Courte Durée ni les voitures de démonstration.

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