Succès de la 2ème étape de l'OVE Mobility Tour à Marseille !
Comprendre, évaluer, intégrer les nouvelles solutions de mobilitéBientôt on ne se déplacera plus comme on le fait aujourd’hui. Très bientôt il nous faudra changer d’habitudes, de comportements, de modes de déplacement. Finie la voiture universelle, bonjour la multi modularité, l’autopartage, l’électrique, ou le vélo.
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Nouvelle étape le 28 janvier à Marseille
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Sagesse et nouveaux comportementsEric Champarnaud, directeur associé du BIPE, rappelait tout d’abord que nos compatriotes roulent moins qu’avant, qu’ils font durer plus longtemps leurs voitures, qu’ils achètent plus volontiers des VO et que leurs attentes changent : « aujourd’hui l’aspect statutaire n’arrive plus qu’en 10ème position, loin derrière les critères d’économie, de sécurité ou de robustesse.» Désinvestissement pour l’égo-mobile, mais regain d’intérêt pour l’éco-mobile, les nouveaux services et les nouvelles technologies. |
La batterie au cœur des débatsBatterie, le mot était lâché ! Béatrice Lacout, responsable chez Saft, prenait alors la parole pour convaincre un auditoire particulièrement attentif : « nous savons que les batteries sont au centre de toutes les discussions ; les nôtres sont aujourd’hui garanties 300 000 Kms, soit plus que la durée de vie moyenne d’une voiture ; elles sont sécurisées, leur prix baisse régulièrement et continuera de baisser avec le développement du marché ».
Mais l’offre ne se limitera pas à nos seuls constructeurs nationaux : Toyota, parie sur ses hybrides rechargeables. Smart profite d’une expérience menée à Londres depuis 2007 pour annoncer la sortie d’une pré série de 1000 For Two équipées de batteries fournies par Tesla. BMW révèle que sa Mini « E » tourne en test aux USA, et qu’on la verra chez nous dès mars prochain. Venturi, Matra, Heuliez, Ligier et bien d’autres industriels connus ou moins connus avouent être aussi sur les starting blocs… Quant aux équipementiers, comme Michelin, ils se réjouissent de voir leurs produits prendre une nouvelle importance : « l’efficacité de la traction électrique étant supérieure à celle d’un moteur thermique traditionnel, le rôle du pneumatique s’en trouve accru, commentait Patrice Rota. Grâce à sa moindre résistance au roulement, le pneu vert permet d’aller plus loin tout en abaissant les émissions de CO² ». |
2 millions de VE en 2020 ?
Nouvelle mobilité, nouvelle distribution des cartes, de nombreux projets voient le jour, comme l’autopartage par exemple : « né en Suisse, ce concept intéresse non seulement les municipalités mais aussi des entreprises ou de grands loueurs. En Norvège, des promoteurs incluent même ce service dans les nouveaux immeubles qu’ils construisent » expliquait Emmanuel Grandserre de 4icom.
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Electrique et LLD, même combat ?Restait un point important à traiter, l’électrique est-il compatible avec la LLD ? Jean Loup Savigny, directeur commercial d'Arval France, prenait alors la parole : « en tant que conseiller des responsables de parcs, notre démarche se veut pragmatique : pour avoir une chance de se développer, le véhicule électrique devra afficher un PRK (Prix de Revient Kilométrique) inférieur ou égal à celui d’un véhicule thermique équivalent, cela sera-t-il possible ? Où ce situera le TCO (coût total de possession) ? Combien de temps les clients garderont-ils leurs véhicules ? Quelles garanties offrir à nos utilisateurs ? Comment se passera la revente ?" Autant de sujets sur lesquels travaillent les grands loueurs, et qui passionnent les clients comme les acteurs économiques. « Il va falloir penser nos déplacements autrement et inventer de nouveaux schémas d’utilisation, concluait Alain Giaccone. Et surtout ne pas vouloir transposer les problématiques du thermique sur l’électrique ». Une page blanche nous attend, l’OVE Mobility Tour a bien l’intention d’aider chacun d’entre nous à en écrire les premières lignes. A bientôt pour la 3ème étape de la tournée, à Paris le 24 mars prochain !
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C’est pour tenter d’y voir plus clair sur un sujet qui impacte déjà notre quotidien que l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise a créé l’OVE Mobility Tour. Une tournée d’information, de découverte, d’explications sur les meilleures façons de répondre aux défis posés par la mobilité durable. 2ème étape : Marseille, avec au programme deux tables rondes réunissant experts et praticiens de la mobilité d'une part, équipementiers et constructeurs de véhicules électriques d'autre part. Ainsi qu’une découverte « en vrai » de tout un éventail de véhicules électriques et hybrides. Au total, une journée pleine d’enseignements qui se répétera encore plusieurs fois dans l’Hexagone au cours de l’année 2010.
Devant plus de 300 invités, Philippe Brendel, directeur de l’OVE, introduisait les débats par ces mots : « avec la fin de la suprématie du « tout voiture », de nouvelles attentes, mais aussi de nouvelles interrogations voient le jour. Et si 25% de nos décideurs se déclarent prêts à équiper leurs flottes de véhicules électriques dans les trois prochaines années (baromètre 2009 de l’OVE) il n’en reste pas moins vrai qu’un certain nombre de points restent à éclaircir. » C’est ce à quoi les différents contributeurs présents allaient s’employer.
Ne voulant pas être en reste, Manuel Chaufrein, un responsable de PSA – qui avait amené pour l’occasion deux berlines électriques issues de la pré série - renchérissait : « nous serons présents sur le marché de l’électrique dès janvier 2010 avec nos utilitaires Berlingo et Partner, puis nos deux petites berlines Peugeot Ion et Citroën C Zéro, pour lesquelles nous garantissons une vitesse de pointe de 130 Km/h et une autonomie de 160 km ».
Sagesse, économies, protection de l’environnement, serons-nous plusieurs millions à rouler électrique dès la fin de la prochaine décennie, comme l’espère notre Ministre de l'Ecologie ? Peut-être si les infrastructures suivent, comme le rappelait Alain Giaccone, consultant chez Planète Verte : « un réseau de 4,4 millions de points de rechargement pourrait être installé dans les prochaines années ; la moitié des prises se trouvant chez les particuliers, les autres dans les entreprises, les commerces, et aussi dans la rue et les parkings publics ». Car il faut penser à la recharge, même si l’un des invités présents, possesseur « historique » d’une Saxo électrique, expliquait que le problème ne se situait pas là : « la seule fois où je suis tombé en panne, je l’ai fait exprès ! A l’usage on s’aperçoit que l’autonomie est bien suffisante pour une utilisation urbaine normale (40 km en moyenne pour un automobiliste français). Il suffit de recharger la batterie trois ou quatre fois par semaine, la nuit, chez soi. Le KWh ne coûte alors que 6 centimes d’euros, ce qui fait du 1€ aux 100 km ! »
« Les déplacements urbains, tout comme les livraisons au cœur des villes sont effectivement un enjeu capital pour les années à venir, précisait Sylvain Fresnault, directeur des achats à La Poste. Nous nous en préoccupons en testant différents types de véhicules électriques dans le but d’améliorer les conditions de travail de nos agents et réduire l’empreinte carbone de nos activités ». L’entreprise de transports Deret fait de même et est déjà passée à l’action avec son camion électrique Modec de 2T de CU, présent sur les lieux de la conférence.




