Mercedes-Benz : Stéphane Boutier (Juin 2008)
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Stéphane Boutier, responsable marketing produit Mercedes-Benz France « Depuis des années, Mercedes travaille sur la réduction des émissions de CO² qui ont baissé de 32 % depuis 1990. Nous avons développé des voitures électriques sur la base de la Smart, de la Classe A ou encore de la Classe B, ainsi qu’un véhicule alimenté par une pile à combustible : la Classe A Fuel Cell. Ce label « Blue Efficiency » désigne donc des véhicules à basses émissions de gaz à effet de serre. Le premier modèle à avoir étrenné l’appellation est la Classe C200 CDI, qui est dotée de pneus Michelin à faible résistance au roulement. Nous poursuivons cette démarche avec deux versions de la nouvelle Classe A et deux versions de la nouvelle Classe B. Elles seront dotées d’un système Stop & Start de coupure automatique du moteur au feu rouge, qui réduit de 9 % la consommation en ville, sans supplément de prix. Elles auront également quelques améliorations, dont une caisse surbaissée pour l’aérodynamisme. Ainsi, la A150 « Blue Efficiency » en version essence ne consommera que 5,8L/100 km et ne rejettera que 129 grammes de CO² par km. En diesel, la 160 CDI ne consommera que 4,5 L/10 km et ne rejettera que 119 g de CO² ». Est-ce que vous sentez un transfert de la demande sous l’effet du bonus-malus et de l’augmentation du prix du pétrole ? « Il est clair que le segment des gros 4X4 souffre de la crise actuelle. Les immatriculations reculent de 30 % sur le ML et le GL. Cela n’empêche pas Mercedes de continuer à développer des SUV. Ainsi, nous avons annoncé la sortie du GLK, dont la version « Blue Efficiency » ne consommera pas plus qu’un 4 cylindres diesel 220 CDI. Mais, nous assistons il est vrai à une descente en gamme chez nos clients, qui privilégient les Classe A et B. Le problème se pose d’ailleurs à l’échelle planétaire. Un pays comme les Etats-Unis commence aussi à connaître des évolutions dans l’acte d’achat ». Vous lancez une version au gaz de la Classe B, la B170 NGT, alors qu’il n’y a quasiment pas de pompes au gaz naturel en France. Comment expliquer un tel choix ? « C’est un peu le problème de l’œuf et de la poule. Tant qu’il n’y a pas de pompes, il n’y a pas de véhicules. Et, s’il n’y a pas de véhicules, il n’y a pas de pompes. Comme d’autres constructeurs l’ont déjà fait avec les versions « Flex Fuel », en lançant des modèles avant même qu’il n’y ait des pompes à l’éthanol, Mercedes a décidé de proposer à la vente une version au gaz de la Classe B. La B170 NGT est un modèle bi-carburation, roulant aussi bien au super sans plomb qu’au gaz naturel. La combinaison des deux énergies permet d’atteindre une autonomie de 1000 km. C’est une version qui représente 5 % des ventes de la Classe B en Allemagne. Le gaz coûte deux moins cher que le gazole et permet de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre. Il n’y qu’une trentaine de pompes en France où l’on peut faire le plein de GNV et elles sont essentiellement privées. Nous allons donc réaliser des volumes ultra-confidentiels, mais nous visons en fait une clientèle d’entreprises. LA B170 NGT sera une voiture « image », témoignant des efforts de Mercedes dans le domaine de la voiture propre ». |
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