Véhicules électriques et hybrides : le marché mondial ne pourrait pas les aborder ?
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Seita Kanai, Directeur de la recherche chez Mazda « Le marché mondial ne peut pas absorber de gros volumes de véhicules électriques et hybrides » |
On parle beaucoup de voitures électriques et hybrides. Quelle est votre opinion ?« Nous pensons que la priorité, à court terme, est d’optimiser le fonctionnement des moteurs à essence et diesel. En 2011, nous aurons renouvelé toutes nos motorisations avec à la clé un gain de 20 % sur la consommation. Il est vrai que la mode est au véhicule électrique, mais il faut savoir que les ressources en lithium pour les fameuses batteries lithium-ion sont limitées. De plus, les moteurs électriques nécessitent des aimants que l’on fabrique aussi avec des métaux rares. Dans ces conditions, je ne vois pas comment un marché mondial de 70 millions de véhicules par an pourrait absorber de gros volumes en voitures électriques et hybrides. Pendant encore dix, voire vingt ans, les moteurs classiques devraient rester majoritaires. Pour notre part, nous explorons le flex fuel et pensons que l’hydrogène pourrait faire son apparition d’ici 2020. Nous proposons d’ores et déjà des voitures dont le moteur est alimenté par de l’hydrogène gazeux, et qui sont proposées en leasing au Japon, ainsi qu’en Norvège dans le cadre du projet HyNor ». |
Qu’allez-vous présenter au Mondial de l’Automobile ?« Nous allons montrer notamment le concept car Kiyora. Il illustre la direction prise par Mazda en matière de design, mais aussi les choix en matière de technologie. Nous voulons offrir à nos clients des voitures abordables avec des solutions réalistes. Ainsi, nous travaillons sur l’allègement de poids et la réduction de la cylindrée des moteurs, comme avec le 1,3 L DISI qui est un moteur essence à injection directe. Sur ce concept, nous présentons un système de coupure automatique du moteur. Le SISS (Smart Idle Stop System) est un système qui redémarre le moteur deux fois plus vite que ceux des concurrents, grâce à un moteur électrique qui aide à injecter directement de l’essence dans les cylindres. Le gain en consommation est de 9 % en cycle urbain ». |
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Vous êtes l’un des rares constructeurs à gagner du poids d’une génération de véhicules à l’autre. C’est vraiment une priorité chez vous ? « Oui. Nous essayons de réduire le poids, à la fois pour gagner en consommation et rendre la voiture plus agile, plus agréable à conduire. Le bénéfice est concret pour tous les utilisateurs. Pour arriver à un objectif de réduction de poids de 100 kg, nous jouons sur les métaux avec par exemple des alliages d’acier et d’aluminium. Nous étudions aussi de nouvelles techniques de soudure par laser. Par ailleurs, nous essayons de remplacer les matières plastiques par de nouvelles matières, afin d’économiser du pétrole. Avec des portes allégées, un capot en alu ou des haut-parleurs plus fins, nous gagnons du poids. En fait, chaque pièce est passée au crible d’un programme très poussé de réduction de poids. C’est ce qui nous permet d’être plus efficaces, tout en offrant des véhicules qui restent abordables ». |
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