L'Observatoire du Véhicule d'Entreprise vous propose de répondre à toutes les questions que vous vous posez concernant le GPL.
Le GPL change-t-il la conduite des automobilistes ?
Il n’y a pas de changement majeur concernant la conduite. Le moteur démarre de la même façon et développe les mêmes performances mais le fonctionnement est légèrement plus silencieux.
En revanche, l’autonomie est réduite puisqu’un plein de GPL ne permet pas d’effectuer d’aussi longues distances qu’un plein d’essence.
Y a-t-il des différences à la station service ?
Tout d’abord, il n’y a plus d’odeur écœurante. Faire le plein de GPL devient facile, sur et propre puisque le réservoir reste étanche jusqu’à l’introduction et le verrouillage d’un pistolet exclusif, au débit automatique. Mais le plus important reste le prix au litre qui est bien inférieur à celui du SP95.
Où fait t-on le plein de GPL ?
Il y a plus de 2000 points de vente en France. Il est possible de consulter la liste des emplacements par départements sur le site du CFBP. (lien éventuel). Néanmoins ces stations restent inégalement réparties sur le territoire français.
En cas d’accident, quels sont les risques ?
Selon des évaluations chez les constructeurs comme chez les équipementiers, les risques ne sont pas supérieurs à ceux encourus avec un véhicule essence classique.
De plus, les réservoirs de gaz liquéfié sont en moyenne 20 fois plus résistants au percement qu’un réservoir traditionnel.
Aussi, le réservoir est muni d’un limiteur de remplissage qui permet de limiter le volume de GPL carburant à 80% du volume du réservoir, ce qui laisse 20% de volume de détente gazeuse.
En cas d’incendie, quels sont les risques ?
Une soupape de sécurité permet d’éviter les risques d’explosion lors d’un incendie survenant à l’arrêt ou après un choc. En effet, cette soupape fait chuter la pression qui s’accumule dans le réservoir sous l’effet de la chaleur intense en libérant progressivement du gaz. Cette soupape appelée « clapet de surpression » a été conçue avec une grande marge de sécurité.
Qu’en est-il des parkings souterrains ?
A condition d’être bien équipé d’une soupape de sécurité, comme l’exige la réglementation (arrêté du 3 avril 2000), un automobiliste roulant au GPL peut se garer dans un parking public ou privé. Ainsi, il est possible de trouver, dans un parking, un panneau d’interdiction aux véhicules GPL non équipés de soupapes de sécurité (disque blanc cerclé de rouge marqué GPL).
Un véhicule GPL peut-il emprunter les tunnels ?
A l’exception du tunnel sous la Manche, il n’existe pas d’interdiction de circuler sous les tunnels pour les véhicules GPL.
Où peut-on acheter sa voiture équipée bi-carburation essence/GPL ?
Actuellement l’intérêt varie selon le constructeur. PSA limite le GPL à quelques modèles (Berlingo/Partner et Jumper/Boxer), pour Renault c’est la Clio et la Twingo comme le Kangoo.
Cela reste encore faible comparé, par exemple, au concurrent coréen Daewoo, dont les 5 modèles sont disponibles en bi-carburation avec une injection séquentielle moderne.
Pour convertir sa propre voiture en GPL, il faut s’adresser à l’un des 400 installateurs agrées par le CFBP (liste à consulter sur son site). Tout véhicule, une fois transformé, doit être présenté à la DRIRE avec son propriétaire. Mandaté par le propriétaire, l’installateur GPL peut assurer cette mission en déposant en Préfecture le dossier d’homologation. Ce dossier doit permettre le passage en Réception à Titre Isolé et l’obtention d’une nouvelle carte grise portant la mention E/G (Essence/Gaz) sous l’intitulé Energie (EN).
Peut-on convertir à la bi-carburation n’importe quelle auto essence ?
Quelle que soit la cylindrée c’est possible. Cependant le kilométrage du véhicule ne doit pas dépasser 60 000 km ; au-delà, la conversion au GPL n’est plus recommandée pour des raisons d’amortissement de l’investissement et de longévité mécanique.
Le GPL a t-il un avenir durable en France ?
Les arguments écologiques sont de plus en plus nombreux en faveur du GPL. Ce carburant est essentiel pour tenir nos engagements internationaux en termes de réduction du taux moyen d’émissions de gaz à effet de serre.
Il n’est pas improbable que le GPL serve dans peu de temps à nos déplacements, en trouvant une nouvelle application dans les piles à combustibles.