Les énergies alternatives
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En dehors de l’essence et du diesel, plusieurs solutions sont disponibles sur le marché pour rouler plus propre. Mais, le meilleur reste à venir. Les solutions d’aujourd’hui : L’hybride
Si la voiture démarre bien à l’énergie électrique, il n’est pas nécessaire de brancher la voiture sur une prise, les batteries se rechargeant en roulant. De l’énergie est par ailleurs récupérée au freinage et lors des décélérations. A ce jour, Toyota a vendu plus d'un million de véhicules hybrides, dont une majorité de Prius. L’objectif est d’étendre la technologie hybride, aussi bien chez Toyota que sur la marque Lexus. Face à Toyota, on ne trouve guère de compétiteurs hormis Honda avec la Civic IMA.
La technologie Integrated Motor Assit est toutefois différente, car le moteur électrique se contente d’apporter un surcroît de puissance en accélération et lors du redémarrage au feu rouge. Cette hybridation légère peut être transposée sur d’autres modèles de la gamme.
Plusieurs constructeurs travaillent sur l’hybride, dont Ford et surtout l’alliance constituée de BMW, GM et DaimlerChrysler. L'hybride pourrait aussi se marier avec le diesel, les biocarburants, le GPL, le gaz naturel ou encore l'hydrogène. C'est une technologie intermédiaire.
Les biocarburants Issus des céréales et de la biomasse, les biocarburants se déclinent en éthanol pour l’essence et en diester ou biodiesel pour le diesel. L’Union Européenne veut augmenter leur part de marché à 5,75 % à l’horizon 2010. En France, le précédent gouvernement avait pris l'engagement de tripler la production et devancer les échéances dès 2008. Il avait notamment mis en place la filière flex fuel avec l'éthanol E85. Aujourd’hui, un certain nombre de constructeurs comme Citroën, Ford , Renault, Saab et Volvo proposent des modèles « Flex Fuel », fonctionnant à l’essence ou à l’éthanol. Mais, il n’y a que très peu de pompes E85 et la filière fonctionne au ralenti, en raison de critiques sur le bilan mitigé de l’éthanol d’un point de vue CO².
V50 Flexifuel
Il faut noter que, parallèlement, certains constructeurs dont Renault proposent des utilitaires compatibles avec le biodiesel B30 (30 % de diester dans le gazole), qui n’est pas encore disponible à la pompe. Le biodiesel est aussi poussé en avant par PSA Peugeot Citroën. Consulter les sites suivants : Le GPL Issu des hydrocarbures, le gaz de pétrole liquéfié reste l’un des carburants les plus propres et aussi l’un des économiques du marché. Il rejette 95 % d’oxydes d’azote en moins et plus de 10 % de CO2 en moins que l’essence. Le gouvernement français continue à défiscaliser le GPL, d’où un prix à la pompe (0,75 cts d’Euro/L) inférieur à celui du gazole. On dénombre 200 000 véhicules au GPL dans l’hexagone, mais certains pays comme l’Italie et les Pays Bas ont un parc plus important. Plusieurs constructeurs dont Cadillac, Renault, Lada, Saab, Subaru ou encore Chevrolet proposent des modèles bi-carburation à la pompe. Ils roulent à la fois à l’essence et au GPL.
Voir la liste sur le site du CFBP. La filière reste intacte, avec un nombre suffisant de stations, mais le GPL doit surtout reconquérir l'opinion, qui garde en souvenir les cas d'explosion de voitures sans soupape de sécurité.
Le gaz naturel
Disposant d’importantes réserves au niveau mondial, le gaz naturel est un challenger pour le GPL. Il est très économique et peut être utilisé sur un moteur thermique sans transformations majeures. Quelques modèles sont disponibles. Le problème provient cependant d’un réseau de distribution inexistant, du moins en France. Mais GDF propose des compresseurs que l’on peut installer à domicile. L’expérience a été menée notamment en association avec Citroën. L’Allemagne dispose a contrario de stations, tout comme l’Italie.
Pour en savoir plus, consulter le site de l’IANGV. Les solutions de demain : Les carburants de synthèse L’électricité
Toutefois, de nouvelles batteries pourraient changer la donne avec un rayon d’action porté à 200 km ou plus. Avec une technologie différente, Bolloré avec sa Blue Car et la SVE, qui regroupe Dassault et Heuliez, envisagent de lancer des modèles électriques avant 2010. La Cleanova roule par exemple pour la Poste, ainsi qu’à Saint-Etienne et Monaco.
L’hydrogène
C’est sans aucun doute une voie d’avenir… pour le long terme. Source d’énergie inépuisable, obtenue à partir d’une électrolyse de l’eau ou par transformation du gaz et du pétrole, l’hydrogène ne rejette que de la vapeur d’eau. C’est une solution zéro pollution. Mais, la production coûte cher et il n’existe pas de réseau de stations à l’hydrogène, hormis quelques exceptions en Allemagne, au Japon et aux Etats-Unis. Si les premiers véhicules à pile à combustible roulent déjà dans ces pays, les premiers modèles n’apparaîtront qu’à partir de 2010 au plus tôt. Le développement de ce marché ne devrait avoir lieu qu’à l’horizon 2020-2030.
L’hydrogène peut être utilisé dans un moteur à combustion interne comme chez BMW sous forme liquide, ou bien deans la pile à combustible comme chez Ford, GM ou encore Mercedes. Mais là encore, se pose le problème du réseau de stations-service pour obtenir de l'hydrogène sous forme gazeuse.
Pour sa part, Renault privilégie une autre solution : le réformeur. Ce procédé permet de fabriquer de l’hydrogène à bord, à partir de biocarburants par exemple, et d’alimenter une pile à combustible pour propulser un moteur électrique.
Accéder au site d’Opel sur le tour d’Europe en pile à combustible.
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