Comment assurer les glaces de son véhicule
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En 2007, sur les 7 millions de dossiers de sinistres ouverts par les assureurs 3 millions concernaient des bris de glaces pour une charge de 900 millions €. Il faut savoir que 88 voitures sur 100 sont assurées contre ce type d’incident qui frappe chaque année 8.5% des voitures. Les véhicules à usage professionnel y sont plus exposés puisqu’ils parcourent un kilométrage supérieur aux véhicules privés. La circulation sur route accroît les risques et les voitures empruntant surtout les autoroutes ou utilisées en agglomération sont moins exposées. |
Qu’est-ce qui est couvert ?On ne peut reprocher aux assureurs de « chipoter » sur cette garantie puisque tous les événements susceptibles d’endommager les glaces sont couverts qu’ils viennent de l’extérieur (gravillon, …) ou de l’intérieur (élément du chargement percutant le pare-brise, …). Tous les éléments verriers du véhicule sont assurés : pare-brise, glaces latérales ou arrière, toit ouvrant (en matériau verrier) même les blocs optiques de phares avant qui maintenant, doivent plus au plastique qu’au verre, sont pris en charge. Seules les glaces des rétroviseurs restent exclues ainsi que les feux arrières qui font partie de la carrosserie et sont du ressort de la garantie des dommages accidentels. |
Que faire en cas de bris de glaces ?Souvent le choc d’un caillou sur un pare-brise ne se traduit que par un impact que les vibrations de la route vont se charger d’étendre si on ne se hâte pas d’y porter remède. Certains réparateurs rapides fournissent un patch sensé éviter l’extension de l’étoile qui s’est formée sur la glace. Quoiqu’il en soit, il est urgent de réparer le dommage ou de remplacer la glace afin d’éviter que la brisure du verre ne progresse et puisse devenir dangereuse. Si l’impact ne se trouve pas dans le champ de vision du conducteur ou dans la zone des capteurs de pluie ou de lumière (voir les préconisations octobre 2008 sur www.sra.assoc.fr, études techniques), les réparateurs proposent de le réparer en y injectant une résine transparente qui ne laissera qu’une légère déformation optique à peine visible. Encore faut-il que leur intervention soit sollicitée avant que le dommage n’ait pris de l’extension. Les assureurs, souhaitant privilégier la réparation par rapport au remplacement ont institué des franchises qui sont supprimées lorsqu’on procède par réparation. Lorsque le changement s’impose, l’assureur prend en charge les coûts de la glace de remplacement, du joint, de la colle et de la main d’œuvre. Certains assureurs dirigent leurs clients vers des réseaux de réparation rapide où ils peuvent amener leur véhicule après une rapide prise de rendez-vous, attendre la fin de l’intervention en prenant un café et en remplissant une déclaration de sinistre qui sera transmise à leur compagnie. Une mention sur la carte verte permet au réparateur de vérifier que la garantie « bris de glaces » est bien acquise et le professionnel se fait payer directement par l’assureur sans que l’assuré ait à faire l’avance de la facture, sauf pour la franchise le cas échéant. Quelques réparateurs vont même jusqu’à intervenir sur le parking des entreprises en déplaçant une camionnette-atelier occasionnant une immobilisation nulle du véhicule et son conducteur. |
Les assureurs et le bris de glacesVoici deux décennies, les assureurs se sont avisés que l’absence d’expertise dans le process de gestion des sinistres « bris de glaces » engendrait des fraudes et qu’il se remplaçait plus de pare-brise qu’il ne s’en fabriquait ou importait. Ce moyen était utilisé pour se faire rembourser la franchise déduite lors d’un précédent accident. La première réaction des assureurs a été d’obtenir des pouvoirs publics une modification de la clause réglementaire de bonus-malus en prévoyant le gel du bonus en cas de sinistre de cette nature : l’année suivant un bris de glace l’assuré ne voyait pas son bonus augmenter et sa cotisation décroître en conséquence. Ce palliatif a « fait long feu » d’une part, parce que 60% des assurés sont au bonus maximum et qu’il était injuste de pénaliser ceux qui « jouaient le jeu » du fait des pratiques frauduleuses de quelques uns. De plus, c’était détourner le bonus-malus de son rôle responsabilisant en regard des accidents de circulation. La mesure a donc été rapportée. Les réparateurs spécialisés ont alors dit aux assureurs que leur intervention était la garantie qu’un bris de glace réel la justifiait et ils ont bénéficié de la préconisation forte des compagnies qui ont accepté de régler directement les sinistres aux réparateurs. Après avoir été « au beau fixe » pendant des années, les rapports entre réparateurs spécialistes et le monde de l’assurance se sont durcis du fait de la forte augmentation des coûts (+ 9% en 2006, + 3% en 2007 ) justifiée certainement par des contraintes techniques mais aussi, par la position dominante prise par certains réseaux sur ce marché. |



