Les résultats de l’assurance automobile en 2007
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Malgré une légère croissance du parc circulant (+ 1%), l’encaissement des assureurs automobiles en France stagne (17.737 Mds € contre 17.729 Mds € en 2006). La raison en revient à la réduction des tarifs, notamment en assurance obligatoire où la baisse est de 2% à parc constant. Le chiffre d’affaires des véhicules professionnels tire la très faible croissance en passant de 3.240 Mds€ à 3.272 Mds €, soit + 1% entre 2006 et 2007. La raison en revient essentiellement aux utilitaires (lourds et légers) dont le nombre de ventes neuves progresse de 4% par année depuis 3 ans. Cotisations d’assurance automobile (véhicules professionnels)
Les flottes (5 véhicules et plus sur un même contrat) pèsent pour 2 Mds € environ dans ces montants de cotisation. L’encaissement est la seule donnée pour laquelle les assureurs sont en mesure de distinguer collectivement la part des professionnels.
La sinistralité poursuit sa baisse, y compris en bris de glaces qui est, de loin, la garantie la plus fréquemment mise en cause. Elle explique la stagnation des tarifs notée plus haut. Fréquence par nature de sinistre (nombre de sinistres avec suites pour 1000 véhicules assurés pour ces garanties)
Par contre, les coûts moyens de sinistres continuent de progresser, particulièrement en vol et en bris de glaces.
Le tableau ci-dessus ne fait pas apparaître la principale source de dégradation des résultats : les accidents corporels dont le coût progresse de 5 à 6% par an mais qui nécessitent un recul minimum de 2 ans pour apprécier le poids. Aussi, sur cette période le ratio des sinistres sur les cotisations s’est accru chaque année :
Cela signifie que pour 100 euros de cotisations, les assureurs ont réglé ou provisionné, fin 2007, 85 euros et qu’ils leur a fallu supporter en sus des frais de gestion, soit directs, soit par le biais des commissions. Le ratio combiné (sinistres + frais de gestion / cotisations) s’établit un peu au-dessus de 102% contre 101% en 2006. C’est la gestion financière qui alimente la marge des assureurs automobiles. Les chiffres 2007 ne sont pas encore connus mais les produits financiers de 2006 étaient de 8.8% des cotisations ce qui doit s’apprécier en sachant que les placements couvrant les engagements des assureurs automobiles sont supérieurs à 1,5 fois les cotisations annuelles. La chute de la Bourse en 2008 ne devrait pas atteindre de façon significative les assureurs car leurs placements sont diversifiés (obligations, immobilier, actions, etc.) et le mode de comptabilisation des actions leur permet de ne pas répercuter intégralement les moins-values (comme les plus-values) car il tient compte du fait qu’ils peuvent choisir la meilleure période pour mettre sur le marché leurs actifs. Avec 140 compagnies opérant en assurance automobile en France, le marché reste très dynamique et concurrentiel en fonctionnant sur des bases saines. Source des informations : FFSA |

Si le vol et incendie ainsi que le bris de glaces conservent le même taux de pénétration depuis 2004 (respectivement 81 et 88%), il en est différemment de la garantie « dommages tous accidents » (la « tous risques ») dont la pénétration progresse d’un point par année sur la même période pour s’établir à 61% en 2007. C’est l’indice d’un marché vigoureux car l’âge moyen du parc français tend à s’accroître et se situe actuellement un peu au-dessus de 8 ans. La justification tient à la progression des ventes neuves (+ 3% pour les voitures particulières en 2007).

