Puis-je échapper à la clause de bonus-malus ?
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La clause réglementaire de bonus-malus est obligatoire en France et sa mise en cause comme anti-concurrentielle devant les autorités communautaires de Bruxelles a échoué en 2004 (CJCE 7 sept. 2004). Il a été reconnu qu’elle participait à la transparence tarifaire du marché de l’assurance automobile et qu’elle ne constituait pas un frein à la concurrence. La clause-type que les assureurs sont tenus de reproduire dans leur contrat a donc été maintenue (annexe à l’art. A 121-1 C. assur). Cela ne signifie toutefois pas qu’elle s’applique à toutes les assurances automobiles. |
Les véhicules hors du champ de la clause-typeLe Code des assurances prévoit deux catégories de contrats d’assurance qui y échappent : • Ceux couvrant des flottes (plus de 3 véhicules sur un seul contrat), les assurances « missions » souscrites par les personnes morales, les transports publics de personnes ou de marchandises, les assurances de véhicules dédiés à des activités agricoles (art. A 121-2 C. assur.) : il faut toutefois que les assureurs insèrent dans ces contrats des modalités de révision de cotisation qui responsabilisent leurs clients (exemples : ajustement en fonction de la fréquence des sinistres) ; • D’autres dont les deux roues de 125 cm3 et moins, les voiturettes, les engins de chantier, de manutention, de service hivernal ou de travaux agricoles ou forestiers, les véhicules prioritaires, les véhicules de collection (plus de 30 ans d’âge) : aucun système contractuel ou réglementaire d’ajustement tarifaire ne leur est applicable, ce qui ne signifie pas que l’assureur soit empêché de modifier leur tarif. Dans ce cas, il doit le négocier avec son client. |
Les assureurs peuvent-ils ne pas appliquer la clause-type ?On pourrait croire que les compagnies se permettent de déroger au sacrosaint bonus-malus lorsque l’on entend certaines communications promettant des conditions de bonus spécifiques. Il y a bien sûr « un truc », tout à fait avouable, qui permet de tenir la promesse sans déroger à la clause-type. 1er exemple : 2ème exemple : Nous reprenons les mêmes données que celles du 1er exemple. On comprend pourquoi la clause de bonus-malus ne nuit pas à la concurrence tarifaire que la créativité des assureurs français contribue à maintenir très active. |



