Le Marché de l’assurance automobile en 2008
L’évolution du chiffre d’affaires
Après deux années de baisse, les cotisations d’assurance automobile progressent en 2008 de 1%. La part des véhicules d’entreprises reste stable à 18.5% . Dans cette catégorie, les flottes (plusieurs véhicules sur un même contrat) représentent environ 60%. L’assurance automobile représente 40% du chiffre d’affaires des assurances de biens et de responsabilité en 2008. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
La distributionRépartition des cotisations par type d’intervenant :
Sur un marché privilégiant le prix au conseil, la part des assureurs avec intermédiaires (agents ou courtiers) tend à baisser (- 0.5 point) au profit des sociétés sans intermédiaire. Les banquiers notamment passent de 7.8% du marché en 2007 à 8.2% en 2008. Ils sont présents sur le segment des professionnels, y compris sur les flottes qu’ils abordent essentiellement au travers du courtage. La vente directe (internet, téléphone), peu présente auprès des professionnels, reste stable. |
Le taux de souscription des garanties (%)
Quoique le parc de voitures français vieillisse d’1/10ème d’année par an et que son âge moyen s’établisse, fin 2008, à 8.3 ans, les français tendent à mieux protéger leur véhicule en souscrivant des assurances de dommages. Ainsi, les garanties facultatives progressent de 2% en 2008 tandis que l’assurance obligatoire (responsabilité civile) bonifiée par la réduction du nombre d’accidents diminue de 0.6%. Elle ne représente plus que 38% des cotisations. |
La sinistralité de l'assurance automobileLes assureurs la mesure au travers des deux paramètres qui pèsent sur les indemnisations : le nombre de sinistres pour 1000 véhicules en circulation (la fréquence) et coût moyen de ces sinistres.
Les accidents corporels demandent du temps pour être réglés et un recul d’au moins 2 ans est nécessaire pour en connaître le coût avec une précision acceptable. Aussi, les chiffres fournis ne concernent que les dommages matériels. Excepté pour les bris de glaces, la fréquence des sinistres poursuit sa descente du fait de la Crise qui a amené les français à circuler moins (12.700 Km/an contre 13.000 Km en 2007) et d’un meilleur respect des limitations de vitesse. Les coûts moyens ne reflètent pas l’augmentation sensible des coûts constitutifs de la réparation « carrosserie » (pièces, main d’œuvre, peinture) car les accidents survenant à une moindre vitesse engendrent des dommages moins importants. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Nombre de sinistres par catégorie
L’une des mesures du résultat de l’assurance automobile est le rapport entre le coût des sinistres (paiements + évaluations) et le montant des cotisations :
On constate une forte amélioration entre 2001 et 2003 correspondant à l’intensification de la répression des infractions routières. Puis, aidée par la forte concurrence tarifaire qui règne sur le marché de l’assurance en France, l’ajustement des tarifs effectué à la baisse a eu pour effet une remontée du ratio. Pendant cette période, les assureurs qui, ordinairement, font évoluer leurs tarifs au moyen de coefficients ponctuels ont, pour la plupart, construit des bases tarifaires toutes nouvelles, assises sur leur expérience statistique. Actuellement, la remontée du ratio s’est stabilisée à 86% laissant ainsi 14% pour rémunérer la distribution et la gestion, ce qui est, bien sûr, insuffisant mais il faut également considérer les produits financiers principalement alimentés par des obligations et des revenus fixes permettant d’équilibrer les opérations. |
Evolutions futuresL’assurance automobile, jusqu’à ces dernières années, appréhendait imparfaitement l’impact de l’usage du véhicule et surtout, du kilométrage parcouru, sur les risques encourus. Les tarifs récemment mis en place et les formules pay as you drive de tarification au kilomètre vont sans doute pénaliser les « gros rouleurs » pour compenser la baisse de prime bénéficiant aux assurés utilisant peu leur véhicule. Les flottes importantes ne seront pas visées par ce rééquilibrage puisque, d’ores et déjà, leur cotation est fonction de leur sinistralité propre.
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