« L’Europe veut accélérer la mise en place du transport intelligent »
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Peut-on dire aujourd’hui que les voitures intelligentes et communicantes commencent à prendre la route ? « Ce que l’on voit aujourd’hui, ce sont des véhicules avec des systèmes d’assistance à la conduite dits « autonomes ». Mais, certains modèles ont par exemple l’appel d’urgence et sont capables de communiquer avec l’extérieur. Ce que nous voulons, c’est aller plus loin et avoir un lien avec l’infrastructure. Il faut qu’une communication s’instaure avec la voiture, à partir des feux de signalisation, des chantiers et de la route elle-même. Nous y travaillons avec des standards communs, de telle sorte que les systèmes coopératifs puissent fonctionner partout en Europe. C’est tout le sens des travaux menés dans le cadre des programmes CIVIS et SAFESPOT que soutient l’Union Européenne. Les projets associent des industriels (constructeurs, équipementiers), des opérateurs de réseaux routiers et de télécoms, ainsi que des collectivités. Une architecture commune se dessine pour tous ces services innovants, qui vont dans le sens d’une plus grande sécurité ». Vous avez présenté aux Pays-Bas une démonstration en grandeur nature de tous ces systèmes coopératifs entre le véhicule et l’infrastructure. Mais, à quand une commercialisation ? « Notre sentiment est que cela va se développer comme des champignons, un peu partout en Europe. Il est difficile de donner une date, car l’Europe ne fait que créer les conditions de déploiement en subventionnant des projets de recherche. Mais, les grandes villes seront tentées de créer des « hotspots » à des carrefours où se produisent beaucoup d’accidents, avec la possibilité d’envoyer de l’information aux véhicules sur le passage des feux au rouge, de prévenir d’un risque de collision avec des cyclistes, de détecter une circulation à contre sens ou encore de faire du contrôle d’accès. Les tests se font maintenant à grande échelle pour que le public puisse se rendre compte de l’impact de ces technologies. Les Pays-Bas sont très volontaires sur ces questions et ont accueilli ces démonstrations. Mais, le souhait de l’Europe est d’accélérer la mise en place de ces technologies, d’où l’adoption d’un plan d’action sur le transport intelligent ». On a pourtant le sentiment que l’Europe va très lentement sur ces sujets. Il suffit de voir le cas de l’appel d’urgence… « Il est vrai que la mise en place prend du temps. Mais, toutes les actions que nous avons menées, du projet E-Safety à l’initiative i2010 en faveur du véhicule intelligent sont complémentaires. En ce qui concerne l’appel d’urgence, notre objectif est toujours que les constructeurs automobiles puissent proposer sur une base volontaire à partir de septembre 2010 un système d’appel d’urgence localisé qui repose sur le 112. Il y a des points de blocage, non pas techniques, mais plus politiques de la part des Etats membres qui doivent adapter leur réseau de centres d’appel avec des logiciels et des techniques adéquates. Mais, nous avançons. Certains pays sont plus dynamiques, notamment en Europe du Nord, alors que d’autres dont la France sont plus en retrait. Les blocages s’expliquent par le manque de connaissances sur le sujet et la crise n’arrange rien. Mais, nous avançons ». Pour plus d'infos : |

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