La conduite coopérative testée sur le terrain en Europe (2)
Des démos concrètesPour les besoins des démos, la ville de Helmond avait délimité un périmètre, équipant les carrefours de balises et aménageant à certains points un scanner laser et une zone de chantier mobile. A bord de deux véhicules équipés (un Volkswagen Transporter et une C4 Picasso), il a été possible de tester plusieurs configurations : La priorité au carrefour : se signalant au passage par une liaison sans fil, un véhicule d’intervention (police, ambulance, pompiers) peut passer en priorité et faire intervenir les feux en sa faveur.
L’aide au franchissement d’un carrefour : grâce à un laser qui scanne les mouvements des cyclistes et des piétons, localisés en temps réel sur une carte continuellement mise à jour, le conducteur sait s’il risque de rencontrer ou non un obstacle au moment de tourner.
L’information dynamique : la présence d’un chantier mobile ou temporaire peut être signalée aux conducteurs. La réservation de places de parking : à distance, le conducteur peut réserver une place dans un parc de stationnement et avoir la confirmation, avant d’arriver, qu’un emplacement l’attend. |
Un long chemin vers la voiture intelligenteSi cet événement à Helmond avait plus une connotation locale qu’internationale (malgré la qualité des démos), il témoigne de l’avancée des recherches en Europe. La seule question que l’on peut se poser est : à quand tous ces systèmes ? Depuis les années 90, la Commission pousse le chantier de la voiture intelligente. Il y a eu les projets DRIVE et PROMEHEUS (qui ont donné naissance aux systèmes d’aide à la conduite d’aujourd’hui), puis les initiatives e-Safety et Intelligent Car. Concrètement, il s’agit de favoriser en 2013 la généralisation du correcteur de trajectoire ESP (rebaptisé ESC) et de l’appel d’urgence localisé (qui sera proposé à partir de septembre 2010 sur la base du volontariat) avec le 112. Les dossiers avancent, mais lentement. L’Europe attaque à présent une autre phase, qui consiste à inciter les villes et les opérateurs d’équiper l’infrastructure. Un plan d’action pour les ITS (transports intelligents) a été proposé avec en ligne de mire l’horizon 2014. Il prévoit la diffusion du trafic en temps réel, l’extension du télépéage, l’appel d’urgence, des recommandations pour l’interface homme-machine, ainsi que le développement des systèmes coopératifs. Encore long est le chemin qui mène vers la route intelligente. |

La consigne de vitesse au feu : un conseil (rouler à 30 km/h) s’affiche sur un écran pour inciter le conducteur à modérer sa vitesse et profiter ainsi de l’onde verte, au lieu de devoir s’arrêter au feu rouge. C’est un plus pour la fluidité et pour économiser moins.
L’indication de raccourcis : se basant sur l’état du trafic et les temps de parcours, la balise placée sur le feu peut recommander au conducteur de contourner le carrefour pour gagner du temps. C’est comme le recalcul d’un itinéraire sur le GPS.
La violation du code de la route : en cas de franchissement du feu rouge ou d’engagement sur une voie à contresens, une alerte s’affiche sur le tableau de bord. Le système sert également à prévenir le conducteur qu’il roule trop vite à l’approche d’un feu rouge.
L’assistance de changement de voie : une localisation très précise permet de déterminer sur quelle file de circulation se trouve le véhicule et s’il peut changer de voie sans danger.
Le contrôle d’accès : idéal pour réguler l’accès des camions, des utilitaires ou des véhicules polluants, l’accès au centre ville fait l’objet d’une information préalable (dimensions des véhicules acceptés, normes de pollution requises) et d’une vérification.

