L’enquête Ifop - PSRE, datant de mars 2007, révèle que 70% des responsables d’entreprise ont conscience de leur possible responsabilité en cas d’accident de la route d’un salarié, mais seulement 59% mettent en place des actions de prévention. De plus, près d’un responsable sur deux ne voit pas l’intérêt de la prévention. 29% des décideurs ne savent pas comment faire.
Pourtant, un décret datant de novembre 2001 oblige les entreprises à rédiger un « document unique », qui analyse les risques professionnels dont le risque routier et qui dresse une liste des actions mises en place.
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Quelques chiffres
Les statistiques de la Cnamts portent sur 18 millions de sala-riés, soit les deux tiers des salariés français.
Les accidents routiers (mission et trajet)représentent 10 % des accidents du travail,
mais plus de 55 % des accidents du travail mortels :
c'est la première cause de mort par accident au travail.
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Une grande majorité de petites entreprises ne prennent pas en compte le risque routier car à faible effectif, la probabilité de l’accident est moindre. Or, un accident grave provoquant un décès ou une absence prolongée déstabilise complètement l’organisation et la productivité d’une petite société. Autre obstacle : le temps passé en voiture est considéré comme du temps perdu, le salarié cherche à gagner du temps sur les temps de parcours.
La sensibilisation au risque routier émane du dirigeant. Ayant pris conscience du risque, il a le pouvoir décisionnaire, les ressources humaines et financières.
Avant de se lancer dans une politique de prévention des risques routiers, l’entreprise doit faire un diagnostic : quel est le kilométrage moyen par véhicule ?, quel est le taux de sinistralité ?, comment est effectué l’entretien des véhicules ? Pour cela, l’OVE a édité un guide « Management du risque routier – faîtes votre auto-diagnostic », en septembre 2005, qui aide le décideur dans cette démarche d’évaluation.
Après avoir fait le bilan de sa situation, l’entreprise mettra en place un plan d’actions. Pour réduire le risque d’accident tout en optimisant le fonctionnement de l’entreprise, le gérant pourra actionner quatre leviers : les déplacements, les communications, la gestion du parc et enfin les compétences.
Par ailleurs, la personne en charge de la prévention dans l’entreprise pourra aussi suivre une formation à la CRAM.
Quelques ouvrages vous informe sur cette démarche. Le Comité de pilotage pour la prévention du risque routier professionnel a édité un livre blanc qui donne 12 propositions pour un véhicule utilitaire plus sûr. Le Guide « Réussir la prévention du risque routier dans votre PME », destiné aux responsables de PME avec un parc de véhicules, a été édité par l’’Association PSRE.
Comme on dit « Mieux vaut prévenir que guérir » : quand on voit les conséquences organisationnelles et financières d’un accident routier au travail, il est impératif que les petites entreprises se mobilisent sur la prévention des risques routiers.
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Source : http://www.securite-routiere.equipement.gouv.fr