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L'éthylotest anti-démarrage au coeur du dispositif de renforcement de la sécurité routière

Michèle Alliot-Marie a annoncé, fin juillet, son plan en deux volets pour réduire les accidents de la route causés par l’alcool au volant.

Le premier volet prévoit d’imposer aux conducteurs arrêtés pour état d’ivresse de s’équiper d’un éthylotest anti-démarrage.
La ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a annoncé hier son plan d’actions contre l’alcool au volant, première cause d’accidents sur les routes. Cette fois l’accompagnement et la dissuasion se substituent à l’habituelle répression.

En effet, le plan qui repose sur l’utilisation de l’éthylotest anti-démarrage prévoit d’une part que les personnes arrêtées pour conduite en état d’ivresse s’équipent de cet outil à la place d’une suspension de permis. "La prochaine loi sur la sécurité intérieure, qui sera soumise au Parlement à l'automne, prévoit la création d'une peine complémentaire qui pourra être prononcée par le juge et qui obligera la personne qui a été arrêtée pour raison d'état d'ébriété à équiper son véhicule d'un éthylotest anti-démarrage pour une période déterminée par le juge," a expliqué la ministre qui espère une entrée en vigueur de cette mesure dès janvier 2009.

Expérimenté en Haute-Savoie, ce dispositif a déjà permis à 120 personnes ayant besoin de L'éthylotest anti-démarrage au coeur du dispositif de renforcement de la sécurité routièreleur voiture pour travailler ou étant en recherche d’emplois d’éviter la suspension de permis (on leur a proposé et pas imposé). Sous "contrôle" judiciaire, les véhicules de ces automobilistes ayant adhéré au "programme éthylotest anti-démarrage" pendant 6 mois étaient équipés d’éthylotests anti-démarrage spécifiques D’une part, ils sont réglés à 0,3 g, en dessous du taux légal autorisé, d’autre part, le système demande un second souffle après plusieurs minutes de conduite pour parer à l’astuce visant à faire démarrer le véhicule par une autre personne. Enfin, le système recueille les informations (si la personne n’a pas soufflé la seconde fois par exemple, cela est considéré comme un "incident") qui sont ensuite transmises au tribunal. "Ce programme de 6 mois, qui s’accompagne en outre d’un suivi pédagogique, coûte environ 1 300 € à l’automobiliste, soit autant que ce qui lui coûterait un pastis par jour pendant 6 mois", a précisé le docteur Charles Mercier-Guyon, du service médical de la Sécurité routière.

Encourager les automobilistes à s’équiper

Le second volet du plan annoncé par Alliot-Marie consiste à trouver  des moyens d’encourager l’équipement d’éthylotest anti-démarrage par le plus grand nombre. "En septembre nous discuterons avec les constructeurs et les assureurs pour bâtir ensemble des propositions concrètes", a indiqué la ministre.
Ces propositions viseront surtout à trouver des moyens de lever le frein économique à la généralisation de cet équipement. Sans une production à grande échelle, les constructeurs ne souhaiteront pas s’engager volontairement dans cette voie. C’est donc aux assureurs que pourraient revenir la tâche d’encourager la demande. "La ministre pense notamment à une baisse de la prime d’assurance pour les assurés qui s’équiperaient d’éthylotest anti-démarrage. Ce n’est encore qu’une piste de réflexion", a souligné Gérard de La Martinière, président de la Fédération Française des Sociétés d’Assurances. C’est en tout cas un effort économique qui pourrait engendrer une baisse des coûts considérables pour les assureurs. Chaque année, ces derniers remboursent 6 milliards d’euros en dommages corporels.

Source : AutoActu - Emilie Binois

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