Lexique
L’ABS : « Anti Blocking System » ou système d’antiblocage des rouesContrairement aux idées reçues, son rôle n’est pas de réduire une distance de freinage, mais plutôt d’en améliorer la qualité. En d’autres termes, grâce à l’ABS, un conducteur, effectuant un freinage d’urgence, va réussir à conserver la maîtrise du véhicule et éviter de perdre dangereusement son contrôle, même s’il freine très fermement. Quel est son fonctionnement ? L’ABS permet de maintenir la roue à la limite du blocage, quelles que soient les conditions d’adhérence. C’est à cette limite que l’efficacité du freinage est la meilleure. |
L’airbag conducteur et passager ou coussin gonflableL’airbag peut être considéré comme l’équipement le plus complémentaire de la ceinture de sécurité. En effet, en se déclenchant, l’airbag protège la tête des risques de chocs avec le volant ou le tableau de bord. Son rôle consiste aussi à renforcer le maintien de la tête et du thorax lors de l’accident. Il est donc déterminant pour réduire la gravité des lésions et blessures des utilisateurs. |
EuroNcapLe European New Car Assessment Program (Euro NCAP) est un organisme international indépendant créé en 1997. Il a pour fonction principale de tester la sécurité passive des véhicules, notamment automobiles. |
L’ESP (Electronic Stability Program) ou correcteur de trajectoireL’ESP a pour fonction de corriger la trajectoire d’un véhicule qui se retrouverait en perte d’adhérence dans un virage. D’après la Fédération des Assureurs Allemands (GDV), 60% des accidents mortels sont dus à des chocs latéraux consécutifs, à des dérapages. L’ESP possède un réel intérêt puisqu’il a pour but de les éviter tout en gardant la maîtrise du véhicule. Comment fonctionne t-il ? Grâce à ses capteurs installés sur chaque roue, l’ESP repère les anomalies et va corriger automatiquement la trajectoire du véhicule en agissant directement sur les freins de chaque roue, rétablissant ainsi l’adhérence du véhicule. |
Le témoin de surchargePar définition, le véhicule utilitaire est affecté au transport, car son comportement est considérablement influencé par le poids de son chargement ainsi que par sa répartition dans le compartiment de charge. C’est pour ces raisons que les constructeurs définissent un « Poids Total Autorisé avec Charge » (PTAC). Passé cette limite, le comportement du véhicule peut être fortement altéré et mettre en danger le conducteur et les autres usagers de la route. Or, dans la pratique, les utilisateurs de véhicules utilitaires n’ont presque jamais conscience du poids, de la répartition et de l’arrimage de leur chargement. À ce titre, le témoin de surcharge, en se déclenchant en cas de dépassement du PTAC, permettrait d’éviter les risques d’accidents |
La direction assistéeSon intérêt n’est plus à démontrer d’autant qu’elle est installée de façon quasi générale sur tous les véhicules. |
La climatisationUne exposition prolongée à la chaleur va fatiguer prématurément le conducteur. La chaleur va provoquer une baisse de son attention ainsi que de sa perception, aggravant ainsi la prise de risques. En utilisant un véhicule climatisé, le conducteur évitera cette fatigue, et maintiendra sa forme et son attention à un niveau optimal. |
Le régulateur de vitesseL’utilisation prolongée d’un véhicule induit le phénomène fréquent d’accoutumance à la vitesse. Cette attitude s’accompagne généralement d’une baisse d’attention conduisant alors au dépassement, presque involontaire, des limitations de vitesse, augmentant ainsi la prise de risques.
Précisons que son utilisation nécessite, au préalable, un apprentissage par son utilisateur. |
Le radar de reculLa carrosserie des véhicules utilitaires prive souvent les conducteurs de lunette arrière. Leur visibilité se réduit à celle fournie par les rétroviseurs du véhicule, qui se révèle être insuffisante et dangereuse lors de manoeuvres. Le risque de choc avec un obstacle est possible. Le radar de recul a pour rôle de pallier ce manque de visibilité en avertissant, par un signal sonore, de la proximité d’un obstacle qui n’apparaîtrait pas dans son champ de vision. |
La Boîte de Vitesses AutomatiqueL’utilisation intensive d’un véhicule d’entreprise à boîte de vitesses mécanique dans un milieu urbain (ex : livraisons…) amène le conducteur à multiplier de façon « exponentielle » les passages de vitesses. Dans un environnement « stressant », où le trafic important nécessite une attention constante, ces très nombreux passages de vitesses ont pour effet d’accroître la fatigue du conducteur. Outre le confort apporté par cet équipement, la boîte de vitesses automatique permet au conducteur de conserver à tout moment les deux mains sur le volant, lui facilitant ainsi la conduite et améliorant son attention |
Le GPS ou système de navigation embarquéQue ce soit dans le cadre de tournées ou d’un simple rendez-vous, l’attention des utilisateurs est très souvent absorbée par la recherche et le suivi d’un itinéraire. Cette pratique amène le conducteur à quitter les yeux de la route pour lire un plan ainsi qu’à effectuer des manœuvres dangereuses pour suivre la bonne direction. La planification, au préalable, de l’itinéraire grâce au GPS présente le double avantage de minimiser l’attention portée par le conducteur au suivi de son itinéraire et donc de réduire ses risques d’accident, tout en optimisant ses temps de parcours. En revanche, l’utilisation de la navigation en situation de conduite est évidemment très dangereuse |
AccidentTout événement soudain, involontaire, imprévu et extérieur qui entraîne des dommages corporels, matériels ou immatériels. |
Accident corporel de la circulationSelon les statistiques officielles de la circulation routière, il s’agit d’un accident, mortel ou non, qui provoque au moins une victime, sur une voie ouverte à la circulation publique et impliquant au moins un véhicule. |
Accident de trajetUn accident qui survient sur le trajet le plus direct entre le domicile de l'agent et son lieu de travail (ou vice-versa), les interruptions et les détours étant acceptés s'ils sont justifiés par des nécessités essentielles de la vie courante (chercher un enfant chez une nourrice ou à l'école, modifier son trajet à cause d'un changement ponctuel de résidence ou des conditions difficiles de circulation, etc.). Le trajet débute en dehors de la propriété de l'agent et s'achève à son entrée dans les locaux de travail. L'état d'ébriété lors d'un accident de trajet est un fait détachable du service qui fait perdre à la victime la reconnaissance de l'accident du travail. |
ArrimageOpération de calage et de fixation des marchandises sur le véhicule. Par extension, ensemble des dispositifs et moyens assurant le maintien du fret. |
C.A.C.E.S. (Certificat d'Aptitude à la Conduite en Sécurité)Reconnaissance de la maîtrise tant sur le plan théorique que pratique des questions de sécurité liées à la fonction de conducteur d'engins (grues, auxiliaires de chargement de véhicules, chariots…). La reconnaissance par les Pouvoirs Publics d’une formation « post permis professionnel » pourrait être à l’avenir, l’équivalent d’un tel certificat pour la conduite professionnelle sur la voie publique de véhicules de moins de 3,5t. |
CamionAu sens strict, véhicule utilitaire, automobile et porteur, d'un P.T.A.C. (Poids Total Autorisé en Charge) supérieur à 3.5 tonnes, et destiné au transport de biens |
CamionnetteVéhicule utilitaire, automobile et porteur, d'un P.T.A.C. inférieur à 3.5 tonnes, et destiné au transport de biens. Synonyme : utilitaire léger. |
Contrôle sanction automatiséL’automatisation des contrôles permet d’assurer des contrôles permanents à partir, soit de postes fixes et intégrés dans l’infrastructure, soit de postes déplacés sur les sites accidentogènes. Les premières phases de la chaîne de contrôle (constatation des infractions, relevé des données et transmission vers les postes de contrôle des forces de l’ordre) sont automatisées à l’aide de dispositifs composés de radars couplés à des systèmes de prise de vue numériques. Les systèmes de transmission utilisent des réseaux de télécommunication (le plus souvent de fibres optiques) dédiés, avec cryptage des données. Les phases concernant le traitement des infractions et le recouvrement des amendes font l’objet d’une informatisation. |
Document uniqueDepuis novembre 2002, toute entreprise ayant au moins un salarié est tenue de produire un document unique, dans lequel doivent être répertoriés les risques " à priori " liés à l'activité de l'entreprise (pollution, bruit, chaleur, produits toxiques, risque routier...). La non production de ce document entraîne des amendes allant de 1 500 à 75 000 euros, en cas d'accident grave. |
Droit d'alerte(articles 5-1 et s. du décret n°85-603 du 10 Juin 1985 modifié) |
Droit de retrait(articles 5-1 et s. du décret n°85-603 du 10 Juin 1985 modifié) : |
EthylotestCet utilitaire permet de calculer l'alcoolémie en fonction du sexe, de la corpulence, de la quantité de verres ingérés et du temps écoulé. |
Infractions.Les infractions sont des actions ou comportements interdits et punis par la loi. Elles se divisent en trois catégories : les contraventions, les délits et les crimes. Elles relèvent de trois juridictions pénales : tribunal de police, tribunal correctionnel et cour d'assises. |
Les contraventionsCe sont les infractions les moins graves ; elles se répartissent en 5 classes. Leurs auteurs sont passibles de peines d’amende pouvant aller jusqu’à 1 500 € mais peuvent aussi voir leur permis suspendu dans certains cas. Pour les 4 premières classes, ils peuvent mettre fin à la procédure en payant immédiatement à l'agent qui a verbalisé ou dans un délai de 45 jours avec une amende forfaitaire (de 11 à 135 €). La contravention non payée dans le délai entraîne une majoration (de 33 à 375 €). |
Les délitsCe sont des infractions plus graves punies d'une peine d’amende qui ne peut être inférieure à 3750 €, mais aussi d'emprisonnement jusqu'à dix ans et de peines complémentaires, comme la suspension ou l'annulation du permis de conduire. |
Infrastructures routièresEnsemble des supports physiques de l’activité de transport, soit, en France : 7 000 km d’autoroutes, 700 000 km d’autres routes (nationales, départementales et communales). Le nombre d’accidents par kilomètre parcouru est trois fois moins élevé sur autoroute que sur route. |
Management du risque routierApproche structurée fixant des objectifs en matière de prévention du risque routier ainsi que les moyens permettant de les atteindre. |
PDELe Plan de Déplacements Entreprise (PDE) est un ensemble de mesures visant à optimiser les déplacements liés aux activités professionnelles en favorisant l'usage des modes de transport alternatifs à la voiture individuelle. Le PDE est un vrai projet d'entreprise, qui peut s'inscrire dans une démarche « Qualité » ou dans un système de management environnemental. |
Permis à pointsSystème, instauré en France depuis 1992, qui consiste en un capital de points attribué à chaque conducteur et sur lequel on opère des retraits en fonction des infractions commises. |
PortableLe téléphone portable fait partie de la vie quotidienne. 40% des utilisateurs de mobiles déclarent qu'il leur arrive de téléphoner en conduisant. Pourtant, même avec un kit "mains-libres", le coup de fil au volant présente des risques : surcharge mentale, rétrécissement du champ de vision, augmentation du temps de réaction. Les partenaires sociaux (texte CAT MP du 5 novembre 2003) recommandent d’interdire l’usage du portable. |
PréventionEnsemble des mesures réglementaires, techniques, organisationnelles, ou informationnelles, tendant à éviter l’accident. |
Responsabilité sociétale des entreprisesIntégration volontaire dans la gestion quotidienne des entreprises, de préoccupations sociales et environnementales. La prise en compte de la sécurité routière par la politique de l’entreprise peut répondre à cette motivation. |
RisqueProbabilité qu'un danger se transforme en accident. Le mot risque est généralement accompagné d'autres mots précisant son origine ou la nature de la lésion ou de l'atteinte à la santé redoutée : risque électrique, risque d'écrasement, risque d'intoxication, risque routier, etc. Il est défini selon deux critères, le danger et l'exposition de la personne à ce danger. (Le risque = Danger x Exposition) |
Sécurité activeLa sécurité active désigne tous les éléments mis en jeu dans une automobile afin d'éviter les accidents. (ex : la boite de vitesses, l'ESP, l'ABS, l'assistance de direction). |
Sécurité passiveLa sécurité passive désigne tous les éléments mis en jeu, par exemple dans la conception d'un bâtiment ou d'un véhicule afin de prévenir l'accident ou d'en réduire les conséquences lorsqu'il n'a pu être évité. (ex : les airbags, la ceinture de sécurité) |
Sécurité primaireRéduction du risque produite par une diminution du risque d’accident. Elles concernent aussi bien l’organisation des déplacements (réduction des déplacements, meilleure organisation des tournées), que le véhicule (freinage, tenue de route, réduction de la puissance) et l’usager, (formation, réglementation encadrant son comportement, expérience). C’est au niveau de la sécurité primaire que les gains les plus importants peuvent être obtenus. |
Sécurité secondaireRéduction du risque produite par la protection de l’usager qui n’a pu éviter l’accident. Une modification de la structure du véhicule (habitable rigide et avant déformable, meilleure conception du volant et de la colonne de direction), une ceinture de sécurité, un sac gonflable, un casque, améliorent la sécurité secondaire. |
SurchargeExcédent de poids supporté par un véhicule en charge par rapport aux différentes normes prévues par le Code de la Route. |
Temps de réactionLe temps de réaction est en moyenne d'une petite seconde. Il varie uniquement en fonction de l'état du conducteur. |
La technologie E-callSystème d’appel d’urgence automatique lors d’un accident, depuis le véhicule via la géo localisation) |


