
Les transports s’accroissent de façon vertigineuse depuis 1960. Aussi, l’impact des transports routiers individuels dans la vie quotidienne de chacun est grand : bruit, temps perdu dans les embouteillages, fatigue et irritation, accidents et consommation d’espace sans cesse grandissante (parcs autos, routes, autoroutes) dans notre pays.
Posséder et utiliser une voiture coûte cher, pour l’entreprise quand elle fournit un véhicule, comme pour le salarié qui utilise sa voiture personnelle. A titre d’exemple, un automobiliste qui habite à 20 kilomètres de son lieu de travail dépense entre 3000 et 6000 euros par an pour aller travailler.
Dans les entreprises et les collectivités locales, le choix de mettre en place des véhicules thermiques, électriques, de l’autopartage ou du covoiturage ne devrait être que la conséquence d’un processus de réflexion sur la mobilité des collaborateurs mené en amont, que ce soit dans le cadre des missions ou des trajets domicile-travail. De plus en plus, les entreprises vont s’apercevoir que l’on prend le problème à l'envers, car on raisonne d’abord en terme de solution (souvent automobile) et non pas de réponse à une question préalablement posée.
Les entreprises deviennent de plus en plus mûres sur le sujet de la mobilité et vont se poser la question du déplacement de leurs collaborateurs de manière globale après un audit de mobilité sérieux. La réponse à cette question sera multimodale et multiénergie et se traduira dans un plan de mobilité où la voiture tiendra toujours une place centrale, mais aux côtés d’autres modes de transport et d’autres technologies.
Après avoir édité un premier ouvrage sur les PDE il y a trois ans, l’OVE va plus loin et propose avec son nouveau cahier un vrai «guide pratique pour une nouvelle mobilité en entreprise» qui est une invitation à un profond changement culturel et méthodologique.