Le contrôle des radars
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Depuis octobre 2003, des "contrôles automatisés", à savoir des radars, sont installés aux points les plus dangereux du réseau routier et autoroutier national. Ce système, opérationnel 24 heures sur 24, a un objectif avant tout dissuasif : il a pour but de mobiliser l'attention des conducteurs sur la vitesse de leur véhicule. La volonté du Gouvernement est de pérenniser le changement de comportement enregistré auprès de la grande majorité des conducteurs. Combien y a-t-il de radars ?
Selon les statistiques nationales de la Sécurité routière, avant l'installation des radars, deux conducteurs sur trois, poids lourds compris, et trois motocyclistes sur quatre, dépassaient les limitations de vitesse autorisées, tous réseaux confondus. Où sont placés les radars ?
Quelles sanctions prévoir quand on a été "flashé" ? Les excès de vitesse égaux ou supérieurs à 50 km/h sont passibles d'une amende pouvant atteindre 1.500 € assortie d'un retrait de 4 points sur le permis de conduire, voire d'une suspension de permis de 3 ans. De plus, la récidive d'un tel excès de vitesse constitue un délit passible d'une peine de prison de trois mois, d'une amende maximum de 3 750 €, d'un retrait de 6 points du permis de conduire, voire d'une suspension du permis pendant trois ans ou même de son annulation. Pour les excès de vitesse inférieurs à 50 Km/h, il s’agit de contraventions de 4ème classe, passibles d’une amende forfaitaire de 135 €, ou d’une amende minorée de 90 €, assorties d’un retrait de points variant de 1 à 4 en fonction de l’importance du dépassement. En cas d’erreur Le « flashage » des véhicules n'est pas infaillible, et on peut trouver quelques « rares erreurs » dans les procès verbaux. Pour signaler une éventuelle erreur manifeste ou un problème lié à une immatriculation usurpée, les propriétaires de véhicules peuvent contacter un centre d'appels, le 08 11 10 20 30 (prix d'un appel local). Fiche pratique : contester une contravention |

Au 1er janvier 2004, on comptait 100 radars automatiques en fonctionnement sur le territoire. Les deux tiers sont fixes et une trentaine sont mobiles, embarqués dans des véhicules de police ou de gendarmerie, installés à des points routiers névralgiques, aux heures et aux dates jugées critiques par les spécialistes de la Sécurité routière. 450 radars supplémentaires seront installés fin 2004 et autant en 2005.
La France a choisi volontairement de ne pas "piéger" les conducteurs. Les radars sont situés sur des axes dangereux du territoire et sur des sites notoirement accidentogènes. Ils sont systématiquement signalés par des panneaux, très visibles, placés en amont du dispositif. La signalisation, notamment de limitation de vitesse, est revue avant toute implantation du dispositif, afin d’être bien apparente pour l’usager.
Les radars mobiles embarqués à bord de véhicules de police ou de gendarmerie sont également signalés, chaque fois que c’est possible, par des panneaux posés par les forces de l’ordre en amont du point de contrôle.
