Conduire au travail : une nouvelle donne pour tous
|
Beaucoup de choses ont changé en France pour les usagers de la route : la loi est devenue intransigeante pour les chauffards et les radars sont là pour repérer sans faiblesse tous les excès de vitesse, et bientôt d'autres abus. La volonté affichée par les pouvoirs publics de réduire l’hécatombe sur les routes et la peur du gendarme ont payé, puisque les accidents de la route ont baissé de plus de 20% en 2003, tombant sous la barre des 6 000 morts par an, du jamais vu depuis longtemps. Et l'entreprise dans tout ça ? Car ses salariés, cadres, représentants, livreurs ou techniciens de maintenance, voire ses chauffeurs routiers, circulent tous les jours à bord de véhicules de société ou de location. Or, un accident routier du travail inflige toujours des pertes à une société, ne serait-ce qu'en personnel formé à remplacer au pied levé ou en majoration des coûts d'assurance.
C'est pour cela que, fin 2003, les représentants des employeurs et des salariés au sein des caisses d'assurance maladie, qui indemnisent, rappelons-le, les accidents du travail y compris sur la route, ont adopté un texte sur la prévention du risque routier dans les entreprises. Bien sûr, ce texte, qu'ils ont adopté à l'unanimité, n'est pas une loi. Mais les tribunaux pourront s'y référer en cas d'accident routier, pour condamner un patron qui n'aura pas mis en place les mesures préconisées, considérant qu'il y a eu "manquement à l'obligation de sécurité" définie par le code du travail. Ce texte du 05 novembre 2003 propose des pistes, mesures et conseils pour les entreprises qui souhaitent mettre en place un programme de prévention des risques routiers. D’autant que la reconnaissance du risque routier en mission comme tout autre risque professionnel implique son inscription dans le "Document unique". Ce document, obligatoire depuis 2001 dans chaque entreprise, recense et évalue tous les risques que son activité comporte pour ses salariés. |




