Chiffres-clés

Les chiffres du marché à fin juillet 2008

Résistance des ventes de véhicules légers

Après cinq mois de croissance consécutifs, le marché des véhicules légers français (VP + VUL) marque une pause : en juillet 2008, il enregistre un retrait de 0,9%. Le résultat cumulé des sept premiers mois reste néanmoins positif avec un gain de 3,8% par rapport à la même période de l’année 2007. Cette performance doit autant au marché des véhicules particuliers qu’à celui des véhicules utilitaires. En effet, si le mois de juillet a été moins favorable aux VUL (-4,0%) qu’aux VP (-0,2%), les deux marchés évoluent depuis sept mois sur des rythmes très proches, autour de +4,0%. Avec une croissance économique toujours au ralenti au second semestre, notre dernier scénario anticipe un marché VUL à 470 000 immatriculations pour l’année 2008 (+2,0%). Quant au marché VP, il ne faut pas oublier que les sept premiers mois de l’année 2007 étaient relativement peu dynamiques par rapport à l’année 2006 (quasi stabilité) : ce n’est qu’en fin d’année, avec l’anticipation du malus, que le rythme des ventes s’est accéléré (forte progression des ventes de grosses cylindrées). En toute logique, la fin d’année 2008 devrait donc être un peu moins vigoureuse que celle de 2007 et conduire à un bilan annuel proche de 2,13 millions de VP (+3,1%), sur l’ensemble de l’année. Ces niveaux de croissance des marchés VL semblent d’autant plus positifs quand on les compare aux marchés britannique, italien et surtout espagnol qui sont actuellement sur une pente significativement négative (respectivement –3%, -11% et -19%).

Les marques françaises en progression

Si les marques étrangères ont affiché une modeste croissance de leurs ventes en juillet (+0,5%) quand les marques françaises ont enregistré un recul de 0,9%, ce sont toujours ces dernières qui tirent le marché vers le haut : +4,7% de croissance sur les sept premiers mois de l’année, contre +2,8% pour les marques étrangères. Les deux groupes nationaux sont au coude à coude : Renault croît de 4,9%, PSA de 4,5% avec un net avantage pour la marque Citroën (+7,7%, contre +2,0% pour Peugeot). Par rapport à l’année 2007, PSA a gagné quasiment un point de part de marché (31,1% à sept mois en 2008, contre 30,3% en 2007). La marque Renault gagne quant à elle 0,5 point de part de marché à 21,9%.
Les constructeurs français, qui seront sur le devant de la scène lors de l’édition 2008 du Mondial de l’Automobile en octobre prochain à Paris, profitent clairement de la dynamique de leur offre commerciale. Ils sont par ailleurs relativement bien positionnés sur le segment des véhicules à faibles émissions de CO2, ce qui représente un avantage compétitif de plus en plus déterminant dans un contexte de durcissement de la réglementation environnementale. En effet, dans un contexte où les ménages français sont en recherche de pouvoir d’achat sur fond de flambée du prix des matières premières, les voitures de segment inférieur et moyen inférieur, plus économiques à l’achat comme à l’usage, ont de plus en plus la cote. Mais les marques françaises ne sont pas les seules à profiter du phénomène: Fiat par exemple enregistre une croissance de +49,0% de ses ventes sur les premiers mois 2008 grâce essentiellement au franc succès de sa 500. A l’opposé, les spécialistes des grosses cylindrées et des segments de gamme supérieurs souffrent encore de la mise en place du système de bonus-malus. Exception notable pour la marque BMW qui profite de technologies moteurs économes en CO2 et donc en taxes (+9,0% sur les premiers mois).
C’est sur ce nouveau front axé sur les économies d’énergie et de rejets polluants que se jouera désormais la concurrence. La rémission estivale et probablement passagère des prix des carburants n’y changera rien.

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