Le marché des VUL fait de la résistance
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Juin 2008 Avec une croissance affichée à +7,8% sur le mois de mai 2008, le marché français des véhicules légers (VP +VUL) confirme la tendance haussière entamée depuis février dernier : il enregistre une progression de +5,3% sur les cinq premiers mois de l’année. Après quatre mois de croissance en dents de scie, le marché des véhicules particuliers consolide sa position avec +7,1% de variation par rapport à mai 2007, pour donner +5,2% au cumul cinq mois. Nuançons toutefois le propos en rappelant que les premiers mois de l’année 2007 étaient à des niveaux relativement bas sur le marché VP (-2,4% sur les cinq premiers mois par rapport à 2006). Du côté des véhicules utilitaires légers en revanche, les performances sont plus nettes Les Raisons d’un tel succès ? Elles sont tout d’abord d’ordre macroéconomique. Le marché des VUL profite de la bonne santé des entreprises : l’investissement des entreprises devrait cette année encore croître de +5,6%, quand la consommation des ménages ne devrait progresser que de 1,3%...Cet avantage relatif des entreprises par rapport aux ménages se retrouve d’ailleurs dans la répartition des ventes de véhicules particuliers : en 10 ans, la part des ventes aux ménages a perdu dix points pour passer de 57% en 1997 à 47% en 2007. Les ventes aux ménages des cinq mois 2008, qui ont dépassé les 58%, font donc figure d’exception et s’expliquent tout simplement par le succès du système bonus-malus auprès de ménages en recherche de pouvoir d’achat. Autre facteur : l’arrivée de nouveaux modèles VUL ces derniers mois et pour les mois à venir. Ainsi le lancement du Berlingo II (Citroën), du Partner Tepee (Peugeot) ou du Kangoo II (Renault) sont sans aucun doute pour quelque chose dans la bonne tenue du marché, les marques françaises représentant plus de 60% des ventes de VUL. Enfin, le marché des VUL bénéficie d’un effet structurel, le report des petits véhicules industriels sur des véhicules utilitaires légers. En effet, avec la nouvelle donne environnementale, avec la sanctuarisation des centres-villes et les besoins en logistique de proximité, le véhicule léger a tout pour gagner du terrain. A plus long terme, c’est la structure du marché VUL qui risque d’être modifiée : à l’heure actuelle et contrairement à ce qu’il se passe sur le marché des VP, il n’existe pas de dispositif permettant de mesurer la consommation de CO2 des véhicules utilitaires légers. Mais lorsque les modalités de la réglementation environnementale sur les VUL seront annoncées, il deviendra probable d’observer des conséquences au niveau de la structure du marché, comme on a pu le voir du côté des VP. |

: avec un mois de mai en progression de +10,9% par rapport à 2007, le marché VUL 2008 surperforme celui de 2007 de 5,6% sur les cinq premiers mois de l’année. La croissance retrouvée en 2003 sur ce marché semble se poursuivre cette année encore, démentant ainsi l’hypothèse d’un essoufflement de la croissance. Il y a donc un « risque » à la hausse sur le marché VUL 2008, par rapport à notre dernière hypothèse de 460 000 ventes.

