Retrouvez l'OVE à l'occasion de sa prochaine conférence le 27 mars 2012 à Lyon sur le thème :

Quels leviers d’action nous restent-ils pour encore optimiser les coûts des flottes automobiles ?
Il y a encore quelques années, les entreprises, quelle que soit leur taille, achetaient et immobilisaient dans leur bilan les véhicules nécessaires à leur exploitation. Le prix représentait alors le principal critère de choix aux côtés des critères techniques. Avec le développement des flottes d’entreprises, le seul critère du prix est vite devenu insuffisant et les entreprises ont commencé à prendre en compte les critères de valeur de revente, de coûts d’entretien courants, de consommation, de fiscalité... Cette notion de coût d’usage ou TCO en anglais (Total Cost of Ownership) a été conforté par l’explosion de la location longue durée, d’abord au sein des grandes entreprises, puis peu à peu au sein des PME et dans une moindre mesure parmi les TPE. En effet, par construction, un loueur de véhicules en longue durée fait payer à son client le coût d’usage d’un véhicule, notamment la dépréciation du véhicule, les frais financiers, les coûts d’entretien, parfois l’assurance. Le progrès conceptuel accompli était alors considérable, et la notion de TCO s’est rapidement étendue parmi les gestionnaires de grandes flottes. Ceux-ci se sont mis à choisir leurs véhicules en fonction des TCO comparés de véhicules adaptés aux besoins de leur exploitation.
Toutefois, ce concept de TCO, ou coût d’usage prédictif comme nous devrions plutôt l’appeler, s’est révélé lui aussi insuffisant à l’usage pour bien suivre les coûts d’une flotte. Si le suivi d’un coût d’usage prédictif reste un critère de choix avancé robuste, il convient aussi de suivre les effets que peuvent avoir les conducteurs sur le coût d’usage d’un véhicule. Chaque conducteur étant par définition différent, celui-ci influencera par sa conduite, la consommation, l’entretien, les frais de remise en état, l’accidentalité et donc les primes d’assurance et les coûts directs ou indirects liés aux accidents. Il devient donc capital de suivre ce «TCO conducteur» qui peut être 20 à 30% plus élevé que le «TCO véhicule».
Enfin, plus les flottes sont importantes, plus la gestion de celles-ci engendre des coûts périphériques induits importants qu’il conviendra aussi de suivre pour être complet, c’est le «TCO flotte».
Ce n’est donc pas un TCO qu’il s’agit de suivre mais bien trois TCO, les deux derniers sont encore trop ignorés alors qu’ils peuvent représenter des sources d’économies considérables.
Pour être complet, il ne faut pas passer sous silence une dernière notion, celle de coût de la mobilité des collaborateurs ou TCM (Total Cost of Mobility). Parce que nous savons désormais que la voiture n’est pas la seule réponse aux besoins de déplacement des collaborateurs, il convient de suivre à un niveau très global quel est le coût de déplacement complet des collaborateurs d’une entreprise.
En ces périodes économiques chahutées et risquées, les entreprises doivent contenir leurs coûts de déplacement et regarder avec attention chaque composante de ces coûts. Si beaucoup de progrès ont été réalisés depuis une dizaine d’années, il reste encore des marges de progression importantes qui sont encore trop ignorées. C’est pourquoi l’OVE lance l'OVE TCO Tour, tour de France consacré cette fois à l’optimisation des coûts de gestion des flottes automobiles et à la traque des coûts cachés.